Économie : Xavier Huillard, le PDG de Vinci, veut développer des "champs d’énergies renouvelables"

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Le géant mondial de la construction développe son activité dans l'énergie, comme l'a détaillé son PDG sur franceinfo, vendredi.

Article rédigé par
Jean Leymarie - franceinfo
Radio France
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Xavier Huillard était l'invité de franceinfo, vendredi 4 février 2022. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Vinci retrouve la croissance. Le géant de la construction, des autoroutes et des aéroports a enregistré plus de 49 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier. C’est plus qu’en 2019, avant la pandémie. Son bénéfice net, lui, dépasse les 2,5 milliards d’euros. Invité éco de franceinfo vendredi 4 février, Xavier Huillard, le PDG de Vinci, explique que le groupe évolue et développe maintenant des "champs d’énergies renouvelables".  

L’an dernier, Vinci a ainsi racheté Cobra IS, pour 5 milliards environ. Cette grosse acquisition lui permet de se renforcer dans un secteur porteur : du photovoltaïque et de l’éolien, éventuellement offshore. "On les prend à l’origine", explique-t-il. "On les invente, c’est-à-dire qu’on détecte un terrain sur lequel on pense qu’on doit pouvoir obtenir l’autorisation de mettre des panneaux photovoltaïques (…) On cherche des clients à qui vendre le courant qu’on va potentiellement produire. Une fois que tout ça est fait, on commence la construction, que l’on finance nous-mêmes. Ensuite on exploite l’actif sur plusieurs dizaines d’années, comme tout producteur d’énergie renouvelable."  

Une hausse moyenne de 2% des tarifs autoroutiers

Vinci est aussi un acteur majeur des autoroutes, dont les tarifs ont augmenté au 1er février. Une hausse en moyenne de 2% selon le dirigeant, qui confirme avoir gelé les tarifs des "trajets du quotidien", de moins de 30 kilomètres. Comme à chaque hausse, le débat sur la rentabilité des autoroutes est relancé. Le sénateur Vincent Delahaye estime par exemple que le secteur a une "surrentabilité" de 30 milliards environ. Xavier Huillard répond qu’il est trop tôt pour en juger :  

"Avant cette pandémie, on ne pensait pas qu’il y aurait une pandémie, et que pendant cette période le secteur autoroutier allait perdre deux milliards d’euros."

Xavier Huillard, PDG de Vinci

sur franceinfo

Comme d’autres groupes, Vinci se prépare à dissocier deux fonctions, celle de président et celle de directeur général : "Au plus tard, au début de l’année 2025, si je suis renouvelé comme administrateur et PDG, il faudra que je laisse le mandat de directeur général", détaille Xavier Huillard. "À ce moment-là, il sera raisonnable que je termine mon mandat en qualité de président pour accompagner ce nouveau directeur général".   

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