Crise énergétique : "la seule solution qui fonctionne, c'est la mobilisation européenne pour économiser l'énergie", selon le chercheur Thomas Pellerin-Carlin

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Thomas Pellerin-Carlin, directeur du Centre énergie de l'institut Jacques Delors, détaille les enjeux de cet hiver d'un point de vue énergétique. Pour lui la Commission affiche une stratégie claire : à la fois faire des économies d'énergie pour passer l'hiver et investir dans les énergies renouvelables.

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Thomas Pellerin-Carlin, directeur du Centre Energie de l'institut Jacques Delors (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

La Commission européenne a enfin une stratégie énergétique claire selon Thomas Pellerin-Carlin le directeur du Centre Énergie de l'Institut Jacques Delors, invité éco de franceinfo jeudi 8 septembre. Elle veut tout d'abord mettre à contribution les producteurs d'électricité. Lesquels ? Il y a débat et "c'est un choix politique", selon le chercheur.

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La Commission veut également mettre à contribution les industries pétrolières et gazières. Une bonne idée selon Thomas Pellerin-Carlin car cela leur envoie un signal "d'investir dans autre chose que le pétrole et le gaz".

Pour sortir de cette crise des prix des énergies fossiles, il faut investir dans la rénovation des bâtiments et dans les énergies renouvelables"

Thomas Pellerin-Carlin

à franceinfo

Deuxième levier : la baisse de la consommation d'énergie. "Enfin on parle de la seule solution qui fonctionne : une mobilisation européenne et nationale pour économiser l'énergie", selon Thomas Pellerin-Carlin.

Tout faire pour éviter le "blackout"

La Commission mentionne une baisse de 10% de l'électricité, jusqu'à 15% en période de pointe, "quand la consommation est très élevée et on risque un blackout", selon le chercheur. "C'est vraiment une très bonne idée on sait que ça marche parce que les Japonais l'ont fait", souligne Thomas Pellerin-Carlin. En 2011, après la tsunami  et Fukushima, le nucléaire japonais est à l'arrêt. Il y a ensuite une mobilisation de toute la société japonaise avec un leadership politique et économique.

Thomas Pellerin-Carlin n'est pas contre la contrainte : "Elle peut être soit économique -Duralex s'arrête temporairement parce que l'entreprise n'a pas les moyens de payer, ou elle est réglementaire", selon le chercheur. "Des affichages électriques la nuit ne sont peut-être pas essentiels pendant une crise énergétique", conclut le chercheur de l'Institut Jacques Delors. 

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