Courses livrées en quelques minutes : François d'Hautefort, directeur de Flink en France, défend un modèle qui "gagne"

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Le groupe allemand va racheter Cajoo, son concurrent français.

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François d'Hautefort, directeur général de Flink en France, le 19 mai 2022 sur franceinfo. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

C'est un petit marché, mais il est en plein essor. Dans de grandes villes, plusieurs plateformes proposent de livrer les courses, à domicile, quelques minutes seulement après la commande. Le secteur se consolide, et les acteurs sont de moins en moins nombreux. L'allemand Flink vient d'annoncer le rachat de Cajoo, son concurrent français, pour un montant tenu secret. Invité éco de franceinfo, jeudi 19 mai, François d'Hautefort, directeur général de Flink en France, évoque une croissance "à deux chiffres, chaque semaine" : "Notre modèle gagne et croît de manière assez spectaculaire."

En rachetant Cajoo, Flink sera présent non seulement à Paris, mais dans huit des plus grandes villes de France. L'Allemand hérite aussi d'un partenariat avec Carrefour, et pourra vendre des produits propres au distributeur.

Des livreurs en CDI, pour un "vrai engagement"

L'inflation est forte. "Il va falloir s'adapter", concède François d'Hautefort, selon qui Flink est "en-dessous des prix de supermarché"*. Le dirigeant défend aussi le modèle social de son entreprise, où les livreurs sont salariés, et pas autoentrepreneurs. Un choix "humain", selon lui, mais aussi un choix d'efficacité : "Avoir des livreurs en CDI (…) c'est avoir un vrai engagement" de leur part.  

Mais ce système des courses ultrarapides peut-il être un modèle d'avenir ? Oui, selon le directeur de Flink en France : "On adore tous aller faire son marché le dimanche. En revanche, il y a un côté très impersonnel au supermarché de proximité (…) Nous, on donne du temps aux gens. On est ravi de pouvoir les faire profiter de leur famille, de leurs amis, de leur donner du temps pour aller voir une expo plutôt que d'aller dans un supermarché."

Après l'interview, Flink précise à franceinfo qu'en réalité ses prix sont 'compétitifs', mais pas inférieurs aux prix des supermarchés.

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