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Coronavirus : "Nous trouvons en moyenne 35% de variant anglais", indique Sylvie Cado, PDG du laboratoire Cerba

Selon la PDG de Cerba, leader des laboratoires d'analyses biologiques, le variant anglais du Covid-19 progresse nettement depuis une quinzaine de jours. Les régions Île-de-France, PACA, Aquitaine et Hauts-de-France sont les plus touchées.

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Sylvie Cado, PDG des laboratoires Cerba, invitée éco de franceinfo, lundi 15 février 2021.
Sylvie Cado, PDG des laboratoires Cerba, invitée éco de franceinfo, lundi 15 février 2021. (FRANCEINFO)

Les variants du coronavirus continuent à gagner du terrain. Invitée éco de franceinfo lundi 15 février, Sylvie Cado, la PDG du laboratoire Cerba, leader du secteur, livre les derniers résultats des criblages effectués par son groupe.

Nous effectuons à peu près 4 000 criblages par jour, et sur ces 4 000 criblages, nous trouvons en moyenne 35% de variant anglais, et 3% à 4% de variants sud-africain et brésilien

Sylvie Cado, PDG de Cerba

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Selon la dirigeante, certaines régions se distinguent par une présence plus importante encore du variant anglais : l’Île-de-France (environ 40% à 45%), "la région Côte d’Azur, beaucoup plus élevée que la moyenne, la région Aquitaine et les Hauts-de-France".  

Le laboratoire effectue aussi des séquençages du virus, c’est-à-dire une cartographie complète de son génome. Il a ainsi identifié "un nouveau variant, qui n’avait pas été décrit jusqu’à présent" : "Peut-être n’aura-t-il pas de signification clinique", explique Sylvie Cado, "mais en tout cas il est indispensable d’avoir cette surveillance épidémiologique constante (…) car il faut anticiper quels pourraient être les variants de demain".

Cerba veut séquencer plus et être rémunéré

La PDG de Cerba aimerait d’ailleurs que son laboratoire participe plus activement au séquençage du virus : "Aujourd’hui, ces séquençages sont essentiellement réalisés par des organismes publics", constate-t-elle, affirmant que son laboratoire, privé, pourrait en prendre une part "active" : "Nous pouvons séquencer jusqu’à 500 échantillons par semaine, ce qui permet vraiment une surveillance épidémique de qualité".

Selon Sylvie Cado, un séquençage coûte aujourd’hui 150 à 200 euros, mais il n’est pas pris en charge, "sauf dans des cas très particuliers". "Si on doit le faire de manière plus importante, on souhaitera être rémunérés, et compléter ainsi le dispositif des établissements publics".

Sylvie Cado, PDG des laboratoires Cerba, invitée éco de franceinfo, lundi 15 février 2021.
Sylvie Cado, PDG des laboratoires Cerba, invitée éco de franceinfo, lundi 15 février 2021. (FRANCEINFO)