Avion à hydrogène en 2035 : "C’est très réaliste", selon Guillaume Faury, le président exécutif d’Airbus

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Le patron du premier avionneur mondial détaille son projet et livre un premier bilan de la crise provoquée par la pandémie. Dans sa branche commerciale, il a supprimé environ 10 000 emplois. 

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Guillaume Faury, Président executif d'Airbus, le 22 septembre 2021. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Airbus veut reprendre l’avantage. Le premier avionneur mondial répond aux critiques sur la pollution provoquée par le secteur. Invité éco de franceinfo mercredi 22 septembre, son président exécutif, Guillaume Faury, détaille le projet d’avion à hydrogène, que le groupe prépare pour 2035 : "C’est très réaliste", assure-t-il.  

Le constructeur organisait cette semaine son sommet sur les appareils du futur. "On prend le sujet à bras le corps", explique Guillaume Faury. "Il faut réduire les émissions de carbone très rapidement." Mais le dirigeant précise aussitôt qu’il ne veut pas que le secteur aérien soit le "bouc-émissaire" de la crise climatique : "l’aviation, ce n’est que 2,5% des émissions carbone".  

"L’hydrogène est une des solutions", reprend le président exécutif d'Airbus. "Cette transformation est une des plus difficiles qu’on ait eu à résoudre dans l’histoire de l’aviation. On est au travail. C’est un objectif réaliste."  

"La demande reste très forte. Partout où les frontières s’ouvrent à nouveau, on voit les passagers reprendre l’avion."

Guillaume Faury, président exécutif d'Airbus

sur franceinfo   

À plus court terme, le groupe met au point un taxi volant. Il espère le mettre en service dès 2025 : "Ça rendra service par exemple entre les aéroports et les centres villes dans des zones congestionnées."  

10 000 emplois supprimés dans la branche commerciale  

Avec la pandémie, le secteur aérien a traversé un trou d’air. L’État l’a massivement soutenu, et les commandes fleurissent à nouveau. "On a un carnet de commandes très important", précise Guillaume Faury, car "il reste supérieur aux environs de 7000 avions, ce qui est considérable. C’est le plus gros carnet de commandes dans l’industrie", largement devant Boeing. Le constructeur monte en cadence pour accompagner le redémarrage des compagnies.  

Pour autant, le patron d’Airbus estime que "la crise, pour le secteur, n’est pas terminée" et que "le trafic aérien ne fait que commencer à reprendre réellement, en particulier pour ce qui concerne le trafic international."   

En 2020, au cœur de la crise, l’avionneur avait annoncé 15 000 suppressions d’emplois. Qu’en est-il ? "Finalement, chez Airbus, pour la partie Airbus commerciale, on a 10 000 emplois qui ont été supprimés. On a gardé beaucoup d’équipes à travers un certain nombre de dispositifs, qui sont gagnants pour tout le monde sur le long terme".  

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