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Violences urbaines à Nantes : certains quartiers "peuvent être inflammables cet été", selon le sénateur Rachid Temal

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Rachid Temal, sénateur PS du Val-d’Oise et vice-président du groupe socialiste au Sénat était l'invité, jeudi, de "L'interview politique" sur franceinfo, après les violences urbaines à Nantes survenues après la mort d'un jeune de 22 ans, tué par la police.

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Radio France
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Rachid Temal, sénateur PS du Val d'Oise sur franceinfo, le 5 juillet 2018. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Il y a "une France qui se sent oubliée", a réagi Rachid Temal, sénateur PS du Val-d’Oise et vice-président du groupe socialiste au Sénat jeudi 5 juillet sur franceinfo, après les violences urbaines à Nantes qui ont éclaté suite au décès d'un jeune automobiliste qui a refusé d'obtempérer lors d'un contrôle de police, mardi soir.

"Il y a, pour trop de nos compatriotes, le sentiment d’être exclu. C’est quelque chose qui s’est construit dans la durée, pas que dans les quartiers, il y a aussi ces éléments-là dans le monde de la ruralité. Je crois qu’il y a une deuxième France, une France qui se sent oubliée", a déclaré le sénateur.

"On voit bien qu’il y a un sentiment d’abandon"

Rachid Temal pointe du doigt la responsabilité d'Emmanuel Macron. "Avec ce gouvernement, il y a une accélération" de ce sentiment "d'abandon" et l'élu regrette "l'abandon par le président de la République du plan Banlieue de Jean-Louis Borloo".

"On voit bien qu’il y a un sentiment d’abandon. Et il faut faire attention à ce que cet été ne soit pas dangereux dans un certain nombre de quartiers.
Il faut très vite des réponses sur ce qu’il s’est réellement passé" dans le quartier du Breil, à Nantes.

"Il y a un départ de tous les services publics, il y a des questions de logements, d’emplois, de sécurité", a poursuivi l'élu du Val-d'Oise. "Une situation comme celle-là, où il y a un sentiment d’injustice, ce sont des éléments qui peuvent être inflammables cet été", a conclu Rachid Temal.

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