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Recadrages : la République, mode d'emploi

Dans les matinales, on a beaucoup parlé des rythmes scolaires mais aussi du recadrage de François Hollande ce mercredi en Conseil des ministres. La République, mode d'emploi en quelque sorte...

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Delphine Batho, virée via twitter, a dû apprécier. Dans
le huis-clos de l'Elysée, le chef a montré qu'il était donc le chef et que les
autres, finalement, n'étaient que des collaborateurs. Une équipe indisciplinée,
un patron à l'autorité jugée défaillante. François Hollande a renvoyé tout le
monde aux vestiaires pour une explication les yeux dans les yeux. Promis, juré,
les polémiques entre ministres, les guérillas sur la place publique, c'est
fini. Cela fait une semaine que l'ambiance est pourrie au gouvernement en raison
du conflit Valls-Duflot. Sur I Télé, le député UMP Bernard Accoyer commente avec ironie, sur iTélé,  le recadrage présidentiel :

"On est toujours soit dans le flou, soit dans le couac ".

Fluidification de la communication officielle. Les
services du Premier ministre ont envoyé à chaque ministère une note afin de planifier
les passages médias. Les réseaux sociaux se sont aussitôt enflammés du genre
"ministres sous surveillance". Le ministre du Travail Michel Sapin
salue, lui, cette initiative sur Radio Classique et LCI : **

"Il n'est pas si facile en ce moment de porter la parole gouvernementale. Il faut mieux le faire de manière ordonnée".

François Hollande a donc exigé de Jean-Marc Ayrault une
meilleure coordination de la communication gouvernementale. Histoire aussi de
le remettre en selle.

C'est vrai que depuis la rentrée le Premier ministre ne
s'est pas trop fait remarquer et que lui aussi n'a pas fait preuve d'une grande
autorité. En 48 heures top chrono, il s'est approprié deux dossiers.

Les roms d'abord en répondant à l'Assemblée à la place de
Manuel Valls. Les rythmes scolaires ensuite. La colère gronde dans les
territoires. D'où le message rassurant de Vincent Peillon ce matin sur France Info sur les aides aux communes.

On termine avec Marine Le Pen. Sachez-le, elle n'est pas
d'extrême-droite. Et son parti non plus. 
Marine Le Pen en a marre d'être ainsi qualifiée. Et si ça continue, ça se terminera au tribunal
prévient-elle sur RTL. Elle parle d'un "terme péjoratif volontairement utilisé pour nuire au Front national".

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