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Les débats sur la réforme ferroviaire avancent

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La réforme ferroviaire, la transition énergétique et le retour de Nicolas Sarkozy font l’actualité politique de la matinée.
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Radio France
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 (Julien Langlet du service politique de France Info © RF)

Au neuvième jour de grève à la SNCF tous les regards se tournent ce matin vers la CGT après les débats de la nuit à l'Assemblée et des évolutions dans le texte de la reforme qui peuvent laisser penser aux usagers qu'une fin de conflit se profile peut-être à l'horizon.

 

Le conflit est sans doute à un tournant a dit sur RTL le patron de la CGT Thierry Lepaon. La CGT a reçu le soutien de Florian Philippot, le vice-président du Front national.

 

"Florian Philippot il ferait mieux de se taire car il rajoute de l’huile sur le feu et cela ne sert à rien. Ce n’est pas moi qui décrète la fin d’un mouvement dans notre pays, ce sont les salariés eux-mêmes. "

 

Ce qui laisse l'espoir d'une fin de conflit ce sont des amendements votés dans la nuit. Des amendements qui font dire à Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, sur France Info, que le Premier ministre s'est couché face aux grévistes.

 

"Manuel Valls a reculé complètement. Manuel Valls a cédé. Manuel Valls dans cette affaire c’est de la fermeté en peau de lapin car l’employeur unique c’est en réalité ce que la CGT voulait. J’étais prêt à ne pas compliquer le travail du gouvernement pour qu’un certain nombre de principes solides, qui permettaient la vraie réforme, puissent être maintenus. Ce n’est pas le cas, c’est lamentable. "

La transition énergétique

Contrairement à Hervé Mariton, d'autres à l'UMP ont annoncé leur intention de voter la réforme. C'est le cas notamment de Nathalie Kosciusko-Morizet qui était invité de France Inter. Mais l’ancienne ministre de l'Ecologie s'est vengée sur la loi de transition énergétique présentée en Conseil des ministres. Le Grenelle c'était mieux avec elle.

 

"On est au quatrième ministre de l’Ecologie. Les précédents ont été débarqués a chaque fois pour de mauvaises raisons, et on en est pourtant qu’à des intentions. On n’est pas à la hauteur des enjeux et c’est très François Hollande. "

 

La première ministre de l'Ecologie de François Hollande, Delphine Bato, tacle aussi cette réforme. Elle n'est pas à la hauteur des enjeux, dit-elle sur RFI.

 

"Ce qui a été présenté hier s’inscrit dans la continuité du Grenelle de l’environnement. Il y a un certain nombre de mesure qui améliorent pour une partie d’entres elles des dispositifs existants. On n’est pas sur un changement d’échelle, de nature et donc on n’est pas à la hauteur de ce que je pouvais espérer moi. "

Le retour de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy s'est invité aussi au travers de confidences recueillis par le Figaro Magazine et publiées ce week-end.

 

Une nouvelle carte postale, un nouveau caillou sur le chemin du retour en politique pour l'ancien président de la République. Nicolas Sarkozy doit s'exprimer au plus vite pense Hervé Mariton, candidat à la présidence du parti.

 

"Il est tout à fait possible que Nicolas Sarkozy n’ait pas été au courant des débordements de sa campagne. C’est tout à fait recevable et possible. Simplement, il est le candidat et quand on est le patron on est responsable. "

 

Nicolas Sarkozy hésite encore, il est dans le temps de la réflexion mais s’il décidait de revenir à la tête de son parti, il sait que son retour n'est pas vu qu'avec bienveillance au sein de sa famille politique. Bernard Debré l'a dit ce matin sur LCI, il ne veut pas du retour de Nicolas Sarkozy.

 

"Je ne le souhaite pas et je crois que c’est une impossibilité. Nous sommes à l’UMP dans une situation difficile. La France est dans une situation difficile, il n’y a plus de parti socialiste et presque plus de parti UMP. "

 

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