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Roms: Valls ou Duflot, l'exécutif temporise

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La question de l'intégration des Roms met François Hollande au pied du mur. C'est en tout cas la volonté de Cécile Duflot. La ministre verte conteste la ligne de Manuel Valls,  elle en appelle à l'arbitrage de François Hollande.
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Radio France
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commentaire de François Hollande hier, Jean-Marc Ayrault en appelle au calme aujourd'hui,
Manuel Valls peut se sentir soutenu par le couple exécutif. Quand il
tient des propos aussi controversés que les siens, et que ni le président de la
République, ni le Premier ministre – qui en ont l'occasion – ne jugent utile de
lui taper sur les doigts, le ministre de l'Intérieur a toutes les raisons de se
dire qu'il est sur la bonne ligne.

Et cela signifie au contraire que Cécile
Duflot est désavouée ?

Pas tout à
fait non plus. Jean-Marc
Ayrault, qui a vu sa ministre hier - puisque le Premier ministre avait fait le
déplacement aux journées parlementaires des écologistes - le chef du
gouvernement semble tolérer un petit énervement de sa ministre. Il l'avertit
simplement : le dossier mérite un traitement sérieux, "pas à la petite
semaine". Autrement dit l'enjeu dépasse les postures internes des verts.

Car cette question semble devenir un point
important pour la campagne des municipales.

L'opposition
de droite veut nationaliser ce scrutin, et la question des Roms se prête à
cette stratégie. C'est un
sujet très concret sur le plan local, qui interpelle personnellement de
nombreux maires, mais dont le traitement relève d'une politique nationale. Les socialistes
sont bien conscients du piège de la droite. Mais leur attitude varie souvent en
fonction de la nature de leur implantation locale. Les maires
sont plutôt tendance Valls. Il est donc logique que ni François Hollande, ni Jean-Marc
Ayrault, anciens maires tous les deux, se reconnaissent dans son discours. Cécile
Duflot représente une autre ligne, elle  incarne une tendance plus nationale, tout
aussi importante au gouvernement. D'où la non réponse du Président et du Premier
ministre. Même si la
ministre est allée un peu loin, en réclamant haut et fort un arbitrage du chef
de l'Etat, elle devra patienter.

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