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Et à la fin, c'est FIFA 18 qui gagne

L’événement culture cette semaine, c’est la sortie d’un jeu vidéo, FIFA 18. Depuis deux ans, cette simulation de football est non seulement le jeu vidéo le plus acheté par les français, mais c’est aussi le bien culturel le plus vendu devant Astérix ou Amélie Nothomb, selon l'institut GfK.

FIFA 18
FIFA 18 (ELECTRONIC ARTS)

FIFA 18, est-ce que c’est bon cru ?


Oui et non. Oui, si l'on regarde par la seule lucarne du spectacle. Avantage alors à FIFA 18 où l’on peut jouer toutes les équipes, toutes les épreuves, de la Ligue 1 à la Ligue des champions , jouer toutes les stars et sans l’ombre d’un #penaltygate à l'horizon, Neymar ou Cavani, à vous de choisir. Les stades sont remplis, les supporters chantent, sans oublier les commentateurs Hervé Mathoux et Pierre Ménès. Bref, c'est comme à la télé, le réalisme de FIFA 18, tant au niveau de l’image et du son, est vraiment époustouflant. Mais il y a une chose que l’éditeur du jeu, Electronic Arts, ne peut pas s’offrir, c’est le plaisir de jeu.

Avantage à PES 2018 pour le plaisir de jeu


Ce plaisir de la construction, d’amener tout une équipe vers le but adverse, on le trouve plus présent chez le concurrent, l’autre simulation de football sur consoles, PES 2018. Comme l’écrit un joueur FIFA professionnel sur Twitter, ce FIFA 18 va trop vite, le système de défense est une passoire et on a l’impression jouer à des parties de ping-pong. Une question de réglage que des mises à jour futures viendront sans doute corriger.

Et à la fin, c'est FIFA 18 qui gagne


Mais pourquoi prend-il l'avantage ? Parce que c’est un jeu total autour du sport le plus populaire en France. On peut y jouer en solo pour quelques matchs ou sur un championnat marathon. On peut taper le ballon virtuel contre des joueurs en ligne et les vanner ou se faire vanner, entre amis évidemment dans le salon, FIFA 18 n’a pas de concurrent en ce qui concerne la variété des options proposées autour d’un même sport. Mais surtout, il réunit les générations dans un même lieu et autour d’un même divertissement. C’est l’une des raisons de ce succès hors norme. Parents et enfants se retrouvent facilement autour d’une partie de FIFA. Souvent, le jeu vidéo agit auprès des parents comme le rock’n’roll autrefois ou le rap d’aujourd’hui, comme un repoussoir. Dans le cas de FIFA, c’est tout le contraire, il les unit. C’est d’ailleurs le cas d’un autre jeu Electronic Arts, Star Wars Battlefront. Et apparemment, c’est un filon. Plus d'un million et demi de FIFA 17 se sont écoulés l’an dernier en France.
À noter que la prochaine compétition FIFA version esport, c’est au ESWC du 1er au 5 novembre prochain au salon Paris Games Week au parc des expositions.

Et à la fin, c'est FIFA 18 qui gagne
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