Pierre-Dominique Martin végétalise de tout petits espaces urbains

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Micro-balcons, petites terrasses, courettes à l'ombre... Depuis une dizaine d'années, Pierre-Dominique Martin s'est reconverti et spécialisé dans l'aménagement de ces petits espaces urbains pas faciles à végétaliser. 

Article rédigé par
Isabelle Morand - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Un vrai cocon vert en pleine ville. (ISABELLE MORAND / URBAN GREEN / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Pierre-Dominique Martin, le fondateur de la société Urban Green a 45 ans quand il se reconvertit. Il a longtemps travaillé pour de grandes marques de boisson et décide de se lancer il y a 10 ans dans un nouveau job : paysagiste pour petites surfaces urbaines.

Analyse de marché et nouveau concept

Du rebord de fenêtre brûlant de soleil au balcon venté exposé au nord, les cas particuliers sont courants en ville mais pas faciles à végétaliser.

Il y a un créneau à prendre et la décision de Pierre-Dominique est très réfléchie.

 "Mon bonheur, c'était vraiment d'être dans le vert. Mais comme j'habite dans une ville, je me suis demandé comment j'allais pouvoir exercer ce métier dans cette ville."

"J'ai fait une analyse de marché et je me suis rendu compte qu'il y avait une forte demande des citadins à végétaliser, et qu'il y avait très peu d'offres. Donc, j'ai décidé de lancer ce nouveau concept."

Pierre-Dominique Martin

à franceinfo

Un micro-balcon peut accueillir des arbustes qui protègent des regards des voisins.  (ISABELLE MORAND / URBAN GREEN / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Du rêve aux réalités...

Il y a une dizaine d’années, les entreprises se sont lancées dans la végétalisation des espaces de travail, des terrasses, voire des toits. Les particuliers ont vite pris la roue.

Entre l’envie d’un mini-jardin à l’anglaise, d’un rebord de fenêtre où toutes les plantes se mangent, d’une terrasse un peu japonisante, d’une cour un peu fouillis bohème, les demandes sont éclectiques et les clients ont besoin avant tout de conseils...

"Les gens ont besoin d'être conseillés parce que certains ont des idées préconçues. ll faut faire comprendre que les plantes ont une saisonnalité, et les balcons des petites surfaces.Il faut les conseiller sur des plantes qui vont durer dans le temps, vont être vertes toute l'année (persistantes). Il faut que ça soit beau à chaque saison."

"Si on met un rosier sur un balcon, il va être très beau pendant un mois et demi. Le reste de l'année, ça sera un squelette !"

Pierre-Dominique Martin

à franceinfo

Olivier et graminées sur un balcon parisien étroit et tout en longueur.  (ISABELLE MORAND / URBAN GREEN / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Bien choisir les contenants

Le challenge d’Urban Green, c’est de marier le goût des uns (les clients), et les capacités d’adaptation des autres (les plantes). En fonction de l’exposition, on pourra avoir des oliviers, des lavandes, des fougères, et surtout des plantes à feuillage persistant pour se protéger des vis-à-vis.

Autre choix important, celui des contenants : "Les contenants doivent garder l'humidité, résister à la pression des racines et ne pas trop chauffer au soleil. Donc, on évite les pots en métal. Je ne conseille pas non plus les contenants en bois, parce qu'ils ne résistent pas dans le temps. Le plastique n'est pas une bonne idée non plus, car quand il fait 35°C sur un balcon, la terre monte elle aussi à 35°C et ce n'est pas bon du tout pour les plantes.

La meilleure solution reste donc la terre cuite, mais elle se fissure en cas de gel. Heureusement, il existe maintenant des gammes de bacs qui contiennent de la poudre de pierre et un peu de résine, ce qui les rend résistants au gel. Mieux vaut investir dans des contenants un peu lourds, un peu chers ; ils sont la garantie de la longue vie d'une plante."

Deux conseils pratiques

- Avant toute réalisation, renseignez-vous sur le poids que pourra supporter votre terrasse ou votre balcon.

- N’accrochez jamais une jardinière vers l’extérieur. Vous seriez tenu(e) responsable en cas de chute. 

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