"Naturalia II" : à la découverte de lieux reconquis par la nature

écouter (3min)

De la zone interdite de Tchernobyl à un cimetière de voitures en Suède, d'un château français abandonné à une piscine danoise oubliée, Jonk nous embarque dans un monde où la nature prouve sa force et notre petitesse. 

Article rédigé par
Isabelle Morand - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Maison abandonnée à Taïwan. (ISABELLE MORAND / JONK / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Si vous êtes en panne d’idées cadeaux, je vous conseille un magnifique album, Naturalia II. Toutes les photos sont signées Jonk. L’artiste-photographe nous entraîne dans un tour du monde de lieux abandonnés par les humains et repris par la nature, les plantes, les animaux.

Jonk et Notorious Brand ont organisé cette été la première édition de Gravity, le premier Festival d'Art urbain au service de la planète. (ISABELLE MORAND / DIMITRI KALIORIS / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Quand l'homme s'en va...

On découvre un hangar gigantesque de Taïwan qui abrite désormais une jungle sous un toit déchiqueté. On suit également Jonk dans un cimetière de voitures en Suède, dans une ferme abandonnée en France, une base militaire désertée en Allemagne.

Le retour en force de la nature est pour le photographe le premier marqueur du passage du temps, mais également un large champ de réflexion :

"Quoi que l'homme construise, quoi que l'homme abandonne, tout est repris par la nature. Au final, il n'y aura plus de trace de l'homme. Je souhaite surtout faire réfléchir sur notre place sur la Terre, notre relation avec la nature, et montrer qu'il faut que nous nous montrions tous humbles face à elle."

"J'ai voulu montrer à quoi ressemblerait la Terre si l'homme venait à disparaître."

Jonk, photographe

à franceinfo

Cimetière de voitures en Suède.  (ISABELLE MORAND / JONK / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

La force de la nature

Aucun pessimisme dans le travail de Jonk. Juste l’envie de partager une prise de conscience, un message écologique. Le photographe s’est rendu 6 fois dans la zone de Tchernobyl, entre 2015 et 2021. Là-bas, la nature a repris ses droits. Les bâtiments abandonnés disparaissent parfois déjà sous la végétation.

À chacun de ses voyages, Jonk a pu constater la force des végétaux, leur résilience, à l'image de cet arbre qui pousse dans un manège d’auto-tamponneuses, ou du lierre qui recouvre chaque année un peu plus les façades.

Hippodrome abandonné en France. (ISABELLE MORAND / JONK / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Rencontres animales

La nature qui revient, ce sont aussi des rencontres plus ou moins agréables avec certains animaux…

"Pendant mon dernier voyage à Tchernobyl en mai dernier, je suis tombé sur les fameux chevaux de Przewalski. Ils étaient quatre ou cinq sur le bord de la route. J'ai eu une chance exceptionnelle de les voir. Au Japon, je me suis fait attaquer par les chauve-souris. À Taïwan, ce sont des araignées que j'ai rencontrées et notamment des Giant Orb Spiders (Nephila) qui peuvent faire la taille d'une tête ! 

"Dans les Caraïbes, des iguanes gigantesques me sont quasiment tombés sur la tête !"

Jonk

à franceinfo

"La rencontre la plus marquante, ce fut avec un groupe de singes à Taïwan. J'ai entendu taper, frapper... Je me suis rendu compte que c'était une famille de singes qui passait sur le toit de l'entrepôt où je me trouvais. J'ai eu une peur bleue d'avoir été repéré, car généralement, j'entre dans ces lieux sans autorisation."

Il s'agit du sixième ouvrage photo de Jonk. (ISABELLE MORAND / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Découvrir, s’étonner, admirer, réfléchir, Naturalia II coche toutes ces cases. L’album est auto-édité par Jonk. Il est en vente sur le site jonk-photography.com 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.