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Le génome de la Peste noire décrypté

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En 20 ans, selon l'OMS, la peste a fait 44 000 victimes humaines dans 26 pays. Beaucoup moins certes que l'épidémie du Moyen-Age qui emporta 50 millions d'européens en 4 ans. Les chercheurs viennent pourtant de découvrir que dans les deux cas, il s'agit du même bacille au génome pratiquement identique. Avec Elisabeth Carniel de l'Institut Pasteur.
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Radio France
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Depuis des années les chercheurs voulaient savoir si la bactérie  responsable de la Grande Peste ou Peste noire, qui emporta 50 millions d'européens entre 1347 et 1351 était la même que celle qui sévit à l'heure actuelle baptisée "Yersinia pestis". Des équipes de chercheurs canadiens et allemands ont prélevé l'ADN présent dans la pulpe dentaire de quatre victimes de la Peste noire en 1351 (dont les cadavres se trouvaient au Musée de Londres). Ils ont pu ainsi recueillir le génome de l'agent de la maladie et le comparer à celui de "Yersinia Pestis" décodé en 2001. Résultat : il n'y a pas de doute, à peu de choses près, les deux génomes sont identiques. Des résultats rendus publics au mois d'Octobre dernier dans la revue "Nature".

A la question, pourquoi la maladie est-elle moins meurtrière aujourd'hui qu'au Moyen-Age, Elisabeth Carniel, de l'Institut Pasteur et l'invitée d'Info-sciences, apporte l'explication suivante :

"Les conditions d'hygiène sont bien meilleures aujourd'hui et la promiscuité avec les vecteurs - puces et rats - a diminué. Et surtout, il existe des traitements antibiotiques".

Le bacille de la peste a été découvert en 1894 par un biologiste français Alexandre Yersin qui lui donna son nom : Yersinia pestis. 

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Cette chronique est un partenariat avec la revue Sciences et Avenir

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