Info médias, France info

Racheter "Le Monde" n'est "pas un objectif" du milliardaire tchèque Křetínský, affirme Denis Olivennes

Il a dirigé Canal+, le "Nouvel Observateur", Europe 1, Lagardère Active et il est aujourd'hui président du conseil de surveillance de CMI, une holding tchèque détenue par le milliardaire Daniel Křetínský. Denis Olivennes était l'invité de franceinfo, mercredi 20 mars.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
Denis Olivennes, président du Conseil de Surveillance de CMI France, mercredi 20 mars 2019
Denis Olivennes, président du Conseil de Surveillance de CMI France, mercredi 20 mars 2019 (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Denis Olivennes, l'ancien patron de Lagardère Active, a vendu certains journaux du groupe à Czech Media Invest France, dont il a été nommé président au mois de février 2019. Parmi ces titres de presse français : Marianne (racheté en juillet), Version Fémina, Télé 7 Jours, Ici Paris ou encore France Dimanche. Une position particulière pour Denis Olivennes qui s'est alors retrouvé des deux côtés de la négociation : "S'il y avait eu conflit d'intérêts, il se serait révélé dans l'échec de la négociation. Ce n'est pas le cas. Le prix a été remarquable [ndlr : 52 millions d'euros]. Toute l'équipe de direction de CMI est issue de Lagardère Active, ce qui permet d'assurer la continuité. On ne change pas une équipe qui gagne !" a-t-il déclaré.

Racheter des journaux pour lutter contre la montée du populisme en Europe ?

En octobre 2018, l'actionnaire du groupe Le Monde Matthieu Pigasse a revendu 49% des actions à l'homme d'affaires tchèque Daniel Křetínský. L'objectif est-il de racheter la totalité du quotidien ? "Non", affirme Denis Olivennes. "D'abord je ne crois pas qu'on le puisse car il y a une co-gouvernance entre Xavier Niel et Matthieu Pigasse. Je ne crois pas que cela soit l'objectif de Daniel Křetínský" a-t-il précisé.

L'attrait du milliardaire tchèque venu de l'Est pour la presse française inquiète. Denis Olivennes se veut pourtant rassurant : "Daniel Křetínský est Européen et conscient, plus que n'importe qui, des risques populistes que le continent européen court. Il a donc décidé d'investir dans ce qu'il pense être un instrument de défense d'une démocratie avancée, c'est-à-dire la presse libre".

Revoir l'interview en intégralité :

Denis Olivennes, président du Conseil de Surveillance de CMI France, mercredi 20 mars 2019
Denis Olivennes, président du Conseil de Surveillance de CMI France, mercredi 20 mars 2019 (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)