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Laurent Vallet, président de l’Institut national d’audiovisuel : "On ne peut pas tout miser sur la nostalgie"

Laurent Vallet fait un bilan sur sa plateforme de vidéo à la demande Madelen. L'INA est l’institution publique qui conserve toutes les archives de la télévision et de la radio : 20 millions d’heures numérisées.

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Laurent Vallet, président de l’INA.
Laurent Vallet, président de l’INA. (CAPTURE ECRAN / FRANCEINFO)

Au printemps dernier, pendant le premier confinement, l'Institut national de l'audiovisuel a lancé Madelen, une plateforme de vidéos à la demande (séries, documentaires, émissions). L'engouement a tenu sur la durée : plusieurs dizaines de milliers d’abonnés. "Cette plateforme incarne la transformation de l’INA en média patrimonial", explique Laurent Vallet, président de l'INA.

Les contenus sont adaptés en fonction des sujets d’actualité, par exemple en ce moment une pièce de théâtre est proposée chaque soir. "Les séries sont les programmes les plus regardés", poursuit Laurent Vallet : "Belphégor", "Les Brigades du Tigre"…

Se diversifier pour attirer un large public

L’objectif de la plateforme Madelen est de s’adresser à tout le monde, et pas uniquement aux nostalgiques des années 70. "Je crois qu'il ne faut surtout pas se fonder que sur la nostalgie (...) On essaie aussi de s'adresser à toute cette génération des 17-25 ans", explique Laurent Vallet.

Sur YouTube aussi l’INA est présent. Dernière chaîne en date : l’INA Arditube, la chaîne YouTube de Thierry Ardisson avec toutes ses émissions, sauf  "Salut les Terriens" mais c’est en cours de négociations, raconte Thierry Vallet. Le public est au rendez-vous avec 385 000 abonnés et 3 millions de vue depuis le lancement. "C’est un carton, on vise 100 millions de vues par an à partir de l’année prochaine, ce qui en ferait le leader de nos 38 chaînes YouTube", ajoute-t-il.

Laurent Vallet, président de l’INA.
Laurent Vallet, président de l’INA. (CAPTURE ECRAN / FRANCEINFO)