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Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier racontent leur "cauchemar afghan" sur France 3

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Ce soir, France 3 diffuse pour la première fois les images tournées en Afghanistan par Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, dans les jours qui ont précédé leur enlèvement. Les deux journalistes seront sur le plateau de l'émission Pièces à conviction, intitulée "le cauchemar afghan" pour raconter les 18 mois passés dans les geôles des talibans.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Cinq mois après leur libération, les deux journalistes ont voulu terminer le travail qu'ils avaient commencé en Afghanistan en décembre 2009, terminer le reportage qu'ils étaient en train de tourner avant que les talibans ne mettent leur vie entre parenthèses pendant près de 18 mois. Le résultat est donc diffusé ce soir, dans le cadre du magazine Pièces à Convictions : un court film de 16 minutes qui ne révèle rien qu'on ne savait déjà mais qui raconte de manière efficace le quotidien des soldats français engagés en Afghanistan. 

Le commentaire est signé Hervé Ghesquière. Pour lui comme pour Stéphane Taponier, ce film est une manière de boucler la boucle, de rompre le silence qu'ils s'étaient imposé depuis cinq mois pour raconter leur Afghanistan. Depuis la libération, Stéphane Taponier se fait d'ailleurs très discret. Il ne souhaite pas répondre aux interviews et a choisi de se mettre en retrait.

"Me prouver que je n'avais pas perdu la main"

Hervé Ghesquière est lui à nouveau sur le terrain. Il est en ce moment en Croatie, pour un reportage. Pour lui, ce documentaire sur l'Afghanistan était aussi une manière de replonger dans sa vie de grand reporter. "Au début, en septembre, quand j'ai découvert ces images que je n'avais pas vu depuis le tournage, ça m'a fait bizarre" raconte-t-il. "Mais ça m'a fait du bien de me remettre au travail. Je crois que j'avais aussi besoin de me prouver que je n'avais pas perdu la main."

Hervé Ghesquière va rejoindre prochainement l'équipe d'Envoyé Spécial, pour des missions à l'étranger. Il prévoit également d'écrire un livre sur ses mois passés dans les geôles des talibans. En attendant, le reportage qu'il a co-réalisé avec Stéphane Taponier est donc à découvrir ce soir dans Pièces à conviction, à 23h sur France 3.

Les JT ont-ils trop parlé du meurtre d'Agnès ?

Dans l'actualité des médias également, cette question : les JT ont-ils trop parlé du meurtre d'Agnès ces derniers jours ? C'est en tout cas l'avis d'un syndicat de journalistes, le SNJ-CGT, qui dénonce dans un communiqué "la dérive sensationnaliste" qui a suivi l'assassinat de l'adolescente en Haute-Loire. Les JT du week-end "ont battu tous les records en ouvrant pendant 10 longues minutes, sur un fait divers [...] N'est ce pas faire le lit des forces les plus rétrogrades, du parti de la haine ?"

Le SNJ-CGT n'est pas le seul à se poser ces questions. Plusieurs journalistes débattent aujourd'hui sur Internet. "Pourquoi cette déferlante ? Pourquoi Agnès et pas une autre ?" s'interroge Renaud Revel dans l'Express. "Pujadas, Le Pen, même combat"   se demande un journaliste de Télérama, Samuel Gonthier. "Cette 'déferlante médiatique' incommode Le Chambon. Pour les collégiens, c'est le ras-le-bol" écrit Le Progrès, le journal régional.

D'autres journalistes défendent eux le traitement médiatique de cette affaire. "Cette histoire s’impose au journalisme" estime Jean-Michel Apathie sur son blog. "La critique met l’accent sur le côté "larmoyant". Mais peut-on imaginer un ton léger pour traiter une information de ce type ?"

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