Documentaire : "Romy, femme libre", le portrait d’une star rebelle, ce soir sur France 3

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Quarante ans après sa disparition, Lucie Cariès et Clémentine Deroudille rendent hommage à l’icône Romy Schneider dans un documentaire sur France 3.

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Radio France
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L'actrice Romy Schneider dans"Dirty Hands", en 1974. (MAXPPP)

Présenté en avant-première au Festival de CannesRomy, femme libre raconte la femme qui se cachait derrière la star. De ses débuts à 15 ans dans Les lilas blancs  à son dernier film La passante du Sans-Souci , ce film signé Lucie Cariès et Clémentine Deroudille (également commissaire de la rétrospective consacrée à la comédienne à la Cinémathèque française) retrace un parcours hors du commun.

On découvre la passion de Romy Schneider pour le cinéma dès son plus jeune âge :  "Elle a une très haute opinion de son métier. Elle est d'abord et avant tout comédienne. Elle y revient toujours, c'est en elle. Elle s'inscrit évidemment dans une lignée parce que ses parents étaient tous les deux comédiens. Mais du côté paternel, ça remonte à plusieurs générations. Sa grand-mère, c'était la Sarah Bernhardt de l'Empire austro-hongrois. C'est vraiment quelque chose qu'elle porte en elle. Et elle ira notamment chercher des rôles avec les dents, littéralement" explique Lucie Cariès.

"Il y a des rôles qu'elle veut. Et elle va se battre pour les avoir et cette volonté qu'elle a, c'est quelque chose qu'on raconte assez peu."

Lucie Cariès

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C’est sa consœur Clémentine Deroudille qui a eu l’idée de l’angle du documentaire, elle voulait mettre en avant le besoin de liberté, d’indépendance de Romy Schneider : "À plusieurs reprises, poursuit Lucie Cariès, elle va quitter des pays, quitter des hommes et tout recommencer ailleurs. Elle a un courage absolument dingue. Quand elle quitte l'Allemagne à 20 ans pour rejoindre Delon, elle se met tout le pays à dos parce que c'est la trahison ultime de Sissi. Déjà, elle ne voulait pas faire le quatrième volet de la saga, mais en plus elle va rejoindre un Français ! C’est une femme extrêmement courageuse et déterminée. Elle va revenir en Allemagne pour l'homme qu'elle aime, Harry Meyen, qui sera le père de son fils. Elle paye son divorce parce qu'il est marié. Elle apparaît comme la briseuse de ménage. Encore un scandale. Donc elle rentre à peu près dans le rang. Elle s'installe, elle fait un enfant, mais elle repart quand même. C'est plus fort qu'elle."

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