Info culture, France info

Simon Liberati, le fou d’Eva

Dans la première sélection du prix Goncourt, il n'y a ni Laurent Binet, ni Sorj Chalandon, mais il y'a "Eva" de Simon Liberati, édité chez Stock, longue déclaration d'amour de l'auteur à son épouse Eva Ionesco.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
(Simon Liberati , le 7 novembre 2011 © Maxppp)

Tel Aragon fou d' Elsa Triolet, Simon Liberati fait de cette rencontre tardive, c'était il y'a deux ans seulement, un bel objet littéraire. Mais lui parle de retrouvailles. " Je t'ai attendu 35 ans" écrit-il, car les deux s'étaient croisés, un soir au Palace, à la fin des années 70 et il fera de la Lolita parisienne, enfant terrible, elle n'a que treize ans en ce soir de 1979, le personnage de son premier roman en 2004. Eva Ionesco, fille d'Irina Ionesco, objet de scandale que sa mère photographiait dénudée dans des poses jugées beaucoup plus tard pédopornographiques  est à la fois une icône et un mystère. Mystère en parti levé quand Eva Ionesco a raconté sa vie dans le film "my litlle princess" en 2011, Simon Liberati écrit leur rencontre, leur amour naissant et sa propre enquête quand Eva lui livre ses secrets, souvenirs d'une époque mythique où on croise Sid Vicious, Andy Warrhol et bien d'autres.

On a suivi cet été le procés perdu par Irina Ionesco qui voulait interdire la sortie du livre, sa fille Eva a elle-même gagné ses procés contre sa mère, récupéré les négatifs des photos scandaleuses, or là, son mari ouvre encore ses valises. C'est ambigüe, parfois alambiqué dans le livre, mais c'est le récit d'une passion, celle d'un homme pour une femme, d'un écrivain pour un personnage terriblement romanesque.

"Eva" de Simon Liberati, chez Stock.

(Simon Libérati :"Eva"© Stock)
(Simon Liberati , le 7 novembre 2011 © Maxppp)