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Damon Albarn : "Everyday Robots"

Après Blur, Gorillaz, ou des projets en pagaille qui l'ont mené de l'Angleterre au Mali, l'enfant terrible de la pop anglaise tente l'épreuve du premier disque solo.

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Albarn
travaille le contre-emploi : à 46 ans, 
ce producteur et musicien curieux du monde qui l'entoure a jugé bon de se regarder un peu le
nombril, comme le font tous les quadra stars du rock, sauf que lui, c'est
plutôt une première. Après avoir jonglé avec plusieurs groupes à la fois (Gorillaz , The Good, the Bad and The Queen , Rocket Juice and The Moon ) dans des formations aussi désordonnées
qu'inventives, de projets au Mali en productions de titres (pour Amadou et
Mariam ou Bobby Womack), Damon Albarn a cessé de museler sa peur du vide pour y
faire.

Un saut de l'ange, de l'euphorie pop, à la dépression
musicale : Albarn a choisi de mettre ses doutes en lumière, sans fanfare
ni trompette, mais plutôt version minimaliste et lancinante:

Producteur inventif pour les autres, il a choisi le
dénuement sur disque qu'on dirait susurré à l'oreille, en mode confidence, où
il évoque notamment son " blues de l'ultra-connectivité" :
alors que l'être humain n'a jamais été aussi relié aux autres, l'époque a créé
une nouvelle forme de solitude, celle développée par les écrans et les nouvelles
technologies

Pour renverser la vapeur de cette addiction
numérique, Albarn a opté pour un disque qui prend le temps, et qui accepte
aussi d'en perdre. Tout son charme réside dans cette langueur monotone dans
laquelle on finit par se couler, embarqués dans la mélancolie de ce garçon
brillant.

Damon Albarn , Everyday Robots (Parlophone)

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