Cet article date de plus d'un an.

Culture d'été : un cours de chant flamenco à Arles

"Culture d'été" au festival "Les Suds à Arles", où entre les concerts de musiques du monde, des dizaines de festivaliers suivent 40 masterclass dans toutes les disciplines. Thierry Fiorile a suivi un cours de chant flamenco.

Article rédigé par France Info, Thierry Fiorile
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 153 min
Meryem Koufi et le guitariste Gregorio Ibor-Sanchez encadrent les élèves du cours de chant flamenco au festival "Les suds à Arles". 
 (THIERRY FIORILE / RADIO FRANCE)

Meryem Koufi n'est pas née gitane en Andalousie : le chant flamenco, elle l'a appris. Et c'est sans doute pour ça qu'elle sait le transmettre. Autour d'elle, dans cette salle d'Arles, une quinzaine d'élèves, passionnées, qui bataillent vaillamment avec la complexité de cet art de tradition orale. "Je n’ai pas grandi dedans, dit Meryem Koufi, mais c’est de la musique, ça s’apprend, il faut beaucoup écouter."

Et l es élèves s'en sortent plutôt bien, chacune avec ses propres difficultés. Sandrine vient de Grenoble : "Pour moi, ce qui est difficile, c’est la prononciation en espagnol, ça c’est dur et puis se caler rythmiquement avec la guitare." Car le cours est accompagné à la guitare par Gregorio Ibor-Sanchez, venu de Nîmes. Depuis des années, patiemment, il accompagne les masterclass du festival. Elizabeth, qui vient de Lyon, sait que maîtriser le compas, le rythme spécifique du flamenco prendra du temps : "On va pouvoir vraiment entrer dedans, mais improviser, ce sera pour plus tard", souffle-t-elle. Une fois la timidité de chanter devant les autres vaincue, les élèves de Meryem commencent à mettre de l’émotion dans leur chant : "C’est quelque chose de fort, dit Elizabeth, on va chercher des choses intimes au fond de nous, c’est ça qui est intéressant, qui va faire sortir ces choses-là."

Contrairement aux idées reçues, le chant peut d’apprendre et surtout s’expliquer : "Tout s’explique, dit Meryem, parce que les Andalous vivent comme ça, c’est une philosophie de vie, donc c’est bien de donner aux gens des clés de compréhension pour qu’ils écoutent autrement.

Pour ce cours, Meryem a choisi un tango, chant en quatre temps, plus abordable pour débuter. Pour les palos (genres flamenco), en douze temps, comme la buléria ou la soléa, il faudra travailler, encore et encore. Le flamenco se mérite. 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.