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Que devient Mark Moogalian, l’un des héros du Thalys ?

21 août 2015. Un homme, présenté comme un islamiste radical, ouvre le feu dans le Thalys Amsterdam-Paris. Mais grâce au sang-froid de plusieurs voyageurs, le terroriste est neutralisé, sous les yeux des passagers de la rame 12. Le carnage est évité de justesse. L’un des "héros" du Thalys s’appelle Mark Moogalian, c’est un Franco-Américain de 52 ans qui vit en France.

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(Mark Moogalian © Sébastien Baer - Radio France)

Acte de bravoure

Après l'échec de cette attaque, les six hommes qui ont contribué à maîtriser le forcené ont été félicités pour leur courage par le chef de l'Etat et le ministre de l'Intérieur. En plus de Mark Moogalian, il y a parmi eux trois jeunes Américains, un Français (qui a tenu à conserver son anonymat) et un Britannique. Onze mois plus tard, Mark Moogalian, qui a été blessé dans l'attaque, explique qu’il n’a pas saisi immédiatement à quel point son rôle avait été crucial pour faire échec au terroriste. "Au lendemain de l’attaque, je me suis rendu compte que ça avait vraiment été un travail d’équipe. Sans Damien (ndlr : le passager français qui est intervenu lui aussi) et sans moi, les autres n’auraient pas été prévenus à temps. Les autres auraient pu être pris pour cibles avant de pouvoir réagir"   raconte Mark Moogalian qui explique que les souvenirs de cette journée restent ancrés dans sa mémoire. "Je n’oublierai jamais, je rejoue la scène (du train) dans ma tête" .

Longue convalescence

Cet universitaire franco-américain de 52 ans, atteint par une balle passée près de son cou, garde des séquelles.  "Pour les nerfs, ce n’est pas encore fait, j’ai encore 12 ou 14 mois de rééducation. Là, j’éprouve un sentiment d’engourdissement tout au long du bras et dans la main gauche et 24 heures sur 24"  explique Mark Moogalian qui relativise : "Il ne faut pas oublier que j’ai une énorme chance d’être là aujourd’hui, donc je ne vais pas me plaindre" .

Nouveau voyage en Thalys

L’universitaire et son épouse sont remontés à bord d’un Thalys entre Paris et Amsterdam quelques mois plus tard l’attentat du 21 août. "C’était le jour de Noël " se souvient Mark Moogalian, "on ne voulait pas que le voyage du mois d’août soit le dernier et on était dans le même wagon. Cela nous a fait du bien de savoir qu’on pouvait le faire"  .

Fin juin, Mark Moogalian a recroisé la route des trois Américains qui sont intervenus, comme lui, pour faire obstacle au terroriste. Ils ont enfin pu partager la bière qu’ils s’étaient promis de boire ensemble.

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(Mark Moogalian © Sébastien Baer - Radio France)