Ils ont fait l'actu. Christian Lantenois, le photographe du journal "l'Union" à Reims se reconstruit après son agression

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Sébastien Baer revient sur les événements marquants de l'année 2021. Et ce sont ceux qui les ont vécus qui les racontent. 

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Radio France
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Christian Lantenois, photographe au quotidien régional "L'Union". (SEBASTIEN BAER / RADIO FRANCE)

27 février 2021, Christian Lantenois est violemment agressé à Reims, dans le quartier sensible de la Croix-Rouge. Pris à partie par une bande de 13 jeunes, le photographe du quotidien régional L'Union est jeté à terre et frappé. Entre la vie et la mort, le photojournaliste de 65 ans est plongé dans le coma artificiel. Quelques heures plus tard, c'est la rédactrice en chef de son journal qui prend la parole pour évoquer un photographe "extrêmement aguerri, qui connaît parfaitement le terrain et qui prend toujours énormément de précautions". 

Début mars, deux hommes de 21 ans soupçonnés d'avoir participé à l'agression ont été mis en examen, notamment pour tentative de meurtre aggravée. Quant à Christian Lantenois, son état de santé s'est lentement amélioré et le photographe est sorti du coma, après un mois de soins intensifs. Néanmoins s'il rêve de redevenir l'homme qu'il était avant, Christian Lantenois souffre d'une paralysie faciale et de plusieurs autres séquelles. "Cela a bouleversé ma vie, explique-t-il à franceinfo.

J'ai encore des problèmes de concentration et d'équilibre. J'ai une mémoire immédiate qui ne va pas bien, je me fatigue vite, j'ai perdu de l'audition à l'oreille.

Christian Lantenois

à franceinfo

"Heureusement que j'ai ma petite femme qui est là tous les jours", détaille le photographe qui consacre, en moyenne, quatre heures chaque jour à sa rééducation en faisant "de la marche, de l'effort musculaire, un peu de tout, c'est long et fatigant", ajoute-t-il.

Reprendre le travail

Désormais, son combat c'est de retrouver sa vie d'avant, son travail. "Je suis passionné par mon boulot. Il me manque... l'ambiance sur le terrain, que ce soit dans une salle de sport, que ce soit dans un stade ou dans un musée, tout ça me manque", déclare Christian Lantenois.

De ce 27 février 2021, jour de l'agression, le photographe conserve quelques souvenirs, parfois vagues. "Ma collègue est venue me voir pour me demander si je voulais bien aller faire un reportage avec elle sur les rivalités entre gangs dans un quartier chaud de Reims, dans le quartier Croix-Rouge. On y est allés. Ils étaient en train de faire le bazar sur un parking. Là, ils ont tout fracassé. Mon matériel, tout... tout est saccagé" raconte Christian Lantenois qui ressent de la colère à l'égard de ses agresseurs, "surtout que c'est complètement gratuit, c'est pour rien."

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