Agression d’un photojournaliste à Reims : "C’est un soulagement de voir que l’enquête avance aussi vite" se félicite la rédactrice en chef du journal l’Union

Un deuxième suspect a été placée en garde à vue vendredi, près d'une semaine après le passage à tabac du journaliste. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a rendu visite à la rédaction du quotidien régional.

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Radio France
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Le quartier de Croix-Rouge à Reims (Marne), où Christian Lantenois, photojournaliste au quotidien "L'Union", a été agressé samedi 27 février 2021. (RÉMI BRANCATO / FRANCE-INTER)

Un homme a été placé en garde à vue vendredi 5 mars dans le cadre de l'enquête sur l'agression d'un photo-journaliste du journal l'Union à Reims samedi dernier. Le principal suspect avait été mis en examen mercredi. "C’est un soulagement de voir que l’enquête avance aussi vite", réagit sur franceinfo Géraldine Baehr, rédactrice en chef du quotidien régional.

"Tant mieux si nous pouvons avoir des éléments sur les circonstances de l'agression de notre confrère, poursuit Géraldine Baehr. Tant mieux si nous pouvons être éclairés sur les faits. Le plus important aujourd'hui, c'est que justice puisse être rendue à notre confrère."

"Ce qui est arrivé à notre photographe à touché la France entière"

L’état de Christian Lantenois "n’évolue pas", déplore la rédactrice en chef. "Il est toujours dans un état très grave, hospitalisé au CHU de Reims". La journaliste se félicite de la visite du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, vendredi au côté de la rédaction de l’Union : "Ce qui est arrivé à notre photographe à touché la France entière, bien au-delà de notre profession."

"Le fait que monsieur Darmanin soit venu rencontrer nos équipes montre que même au plus haut niveau de l'État, l'état de santé de Christian et les faits commis samedi dernier sont scrutés de près et sont l'objet de toutes les attentions."

Géraldine Baehr

à franceinfo

Géraldine Baerh tient à affirmer que le journal l’Union souhaitait "ne pas faire d'amalgame, ne pas rentrer dans des polémiques stériles et se protéger de toute récupération politique" : "Les agissements de ces bandes rivales n'entachent en rien, en tout cas, l'envie de continuer à couvrir l'actualité de ces quartiers et de porter la voix de leurs habitants", fait-elle savoir.

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