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"Notre réponse, c'est plus de démocratie et plus d'ouverture" (Jens Stoltenberg après Utoya)

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"La meilleure réponse au terrorisme, c'est plus de démocratie, plus d'ouverture" disait Jens Stoltenberg, le Premier ministre norvégien après le drame d'Utoya en 2011. Charlie Hebdo sortira mercredi prochain. Une façon de suivre cette leçon.
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Radio France
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 (Manifestation de soutien à Oslo le 25 juillet 2011après le drame d'Utoya © Maxppp)

La Norvège sous le choc

Le 22 juillet 2011, un choc secoue l'Europe entière. La Norvège, l'un des pays les plus sûrs, considéré comme apaisé est frappé par un double attentat causant la mort de 92 personnes.

Le pays est sidéré. Les deux attaques ont eu lieu quasi simultanément. Tout d'abord à Oslo, où une une bombe explose, soufflant les vitres du bureau du Premier ministre Jens Stoltenberg. Puis sur l'île d'Utoya où étaient réunis des dizaines de jeunes membres ou proches du Parti travailliste. Ce même Parti travailliste que le tueur, Andres Breivik, pensait complice de l'islamisation prétendue de l'Europe contre laquelle il luttait. "Marxistes culturels", les qualifiait-il dans ses textes.

Comme dans l'attaque de mercredi contre Charlie Hebdo, c'est le modèle d'une société ouverte et tolérante que l'on a cherché à atteindre.

"Nous n'abandonnerons jamais nos valeurs"

Dans une tribune publiée dans Libération, Robert Badinter évoque le piège des terroristes dans lequel on tomberait en répondant aux attaques par un abandon de nos valeurs. Ces mêmes valeurs contre lesquelles luttent les terroristes.

Plus de démocratie, plus d'ouverture. C'est exactement le sens de la poignante oraison funèbre que prononce le Premier ministre Jens Stoltenberg en la cathédrale d'Oslo le lendemain du drame.

"Nous sommes un petit pays mais notre peuple est fier. Nous n'abandonnerons jamais nos valeurs."

Comme une façon de suivre cette leçon, Charlie Hebdo paraîtra à un million d'exemplaires mercredi prochain.

"Nous n'avons pas peur"

Deux jours après l'émotion de Stoltenberg, le peuple norvégien se réunit en masse dans la capitale pour rappeler les valeurs qui les unissent et rendre un dernier hommage aux victimes des attentats.

"Nous n'avons pas peur !"

"Nous n'avons pas peur". Ces mots ont été écrits en lettres scintillantes sur la place de la République, ont été entendus dans la France entière et le seront encore dimanche.

Espérons qu'après le cauchemar de mercredi, l'unité de ces journées ne soit pas uniquement un rêve, mais bien une réalité.

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