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franceinfo junior. Comment rendre Internet plus sûr pour les enfants ?

À l'occasion du "Safer Internet Day" (journée pour un "Internet plus sûr") le 5 février, franceinfo junior donne des conseils aux plus jeunes pour surfer sans danger. Au micro, des collégiennes interviewent Justine Atlan, présidente de l'association e-Enfance.

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Écran d\'accueil d\'un téléphone, à Chennai (Inde) le 22 mars 2018.
Écran d'accueil d'un téléphone, à Chennai (Inde) le 22 mars 2018. (ARUN SANKAR / AFP)

Réseaux sociaux, recherche sur Internet, publication d'images... Comment aider les enfants à utiliser Internet sans danger ? À l'occasion du "Safer Internet Day" qui se tenait le 5 février, et marque le coup d'envoi d'un mois de sensibilisation, franceinfo junior donne quelques conseils aux plus jeunes pour profiter d'Internet sans se mettre en danger. Pour répondre aux questions de trois ados : Justine Atlan, présidente de l'association e-Enfance, représentante en France du Safer Internet day. Dans l'Hexagone, le programme de sensibilisation Internet Sans Crainte s'inscrit dans cet événement.  

Se méfier et vérifier avant de s'abonner

Sur les réseaux sociaux, Mila* pose une première question : "Comment on peut repérer un arnaqueur sur Internet ?" La collégienne fait référence à des faux comptes de stars qui proposent des concours pour gagner, par exemple, des téléphones gratuitement. Justine Atlan lui répond : "C'est vrai que les jeunes sont assez pris par l'adoration qu'ils ont pour des influenceurs, des Youtubeurs. Ils ont envie d'en être et c'est une façon facile de les alpaguer et les arnaquer. Instagram a mis en place des choses assez efficaces. Il faut repérer ces faux comptes, conseille la spécialiste. L'un des signes, c'est qu'ils sont abonnés à plus de comptes qu'ils n'ont d'abonnés. Ils ont peu d'abonnés. Souvent, ils sont abonnés à des faux comptes [...] Souvent ces profils n'ont pas de photos, il y a des fautes d'orthographe énormes. Instagram certifie souvent les comptes, avec un petit logo bleu, vert. Il vaut mieux avoir le principe de base de se méfier d'abord et de vérifier plutôt que s'abonner à ces comptes-là qui sont de vraies arnaques."

En cas de problème : bloquer, signaler, en parler 

Mila* enchaîne : "Comment on est censé réagir face à un arnaqueur ?" voudrait savoir l'ado. "Il faut signaler, c'est un réflexe à avoir sur tous les réseaux sociaux [...] Dès que vous avez repéré, vous signalez, vous bloquez la personne et, de facto, vous serez désabonné automatiquement". Face à ces situations (comptes suspects, images porno, harcèlement), il ne faut pas hésiter à en parler autour de soi, pour ne pas rester seul, notamment à des adultes en qui on a confiance. Il existe aussi un site Internet à consulter en cas de cyberharcèlement : la plateforme Net Ecoute et leur ligne téléphonique au 0800 200 000 (appel gratuit). 

Nabila se demande à son tour que faire quand une personne demande des nudes (photos dénudées) en commentaire sous une vidéo par exemple. "Si on demande à un enfant de mettre des photos nu, ça s'appelle de la pédopornographie. On sait que tous les lieux sur Internet et les réseaux sociaux, les applications qui attirent énormément les jeunes, vont attirer malheureusement, parallèlement tous ces prédateurs sexuels". Là encore, il ne faut pas hésiter à bloquer, signaler et en parler.

Iris raconte à son tour être tombée sur des publicités et des images pornos sur Internet, ce qui l'a choqué. Quelles solutions pour éviter ce genre de situation ? "Il y a les adblocks [bloqueurs de publicité] qu'on peut installer sur l'ordinateur, c'est très efficace, conseille Justine Atlan. Google a différents niveaux de recherche. Si on paramètre le 'Safe search' en très sécurisé, vous n'aurez aucune image à caractère sexuel ou pornographique qui s'afficera. Et il y a le contrôle parental qui permet de filtrer". Sur cette page, vous pouvez écouter en entier l'échange entre des collégiennes et Justine Atlan, présidente de l'association e-Enfance, pour la protection des enfants sur Internet.

*Les prénoms de tous les élèves figurant dans cet article ont été modifiés.

Écran d\'accueil d\'un téléphone, à Chennai (Inde) le 22 mars 2018.
Écran d'accueil d'un téléphone, à Chennai (Inde) le 22 mars 2018. (ARUN SANKAR / AFP)