En Russie, l'épidémie de Covid-19 à l'origine d'une importante hausse des prix

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En Russie, l'épidémie de Covid-19 a entraîné le retour de l'inflation sur les produits alimentaires de base. Au point que le gouvernement a gelé le prix du pain, du sarrasin et d’autres produits. 

Article rédigé par
Jean-Didier Revoin - franceinfo
Radio France
Publié
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En Russie, l'inflation atteint 11% pour l’ensemble des produits alimentaires. (DIMITAR DILKOFF / AFP)

En Russie, durant la période des fêtes, la population doit être plus vigilante : les gens font attention aux prix et cherchent les bonnes affaires. Certains comme Elena, 51 ans, n'achète "que les produits en promo" ; d'autres comme Olga, 47 ans, font de petits sacrifices : "J’achète les mêmes produits qu’avant, sauf peut-être les tartes et les gâteaux. Je m’efforce d’en acheter moins."

Effectivement les prix des produits de base ont pris l’ascenseur durant l’année. Plus 12% pour la viande, 6% pour le lait, 35% pour les pommes de terre, 11% pour le sarrasin dont les Russes sont très friands. En revanche, le prix des légumes est en baisse de 32% et celui des fruits de 4%.

L'inflation comme conséquence du Covid

Un retour de l'inflation constaté dans le monde entier qui provient de l’effet reprise, consécutif à la mise sous cloche de l’économie mondiale à cause du Covid. En Russie, plus de la moitié des 8% d’inflation que connaît le pays découle du fait que les produits importés coûtent plus cher. Mais pour Natalia Orlova, la cheffe économiste d’Alfabank à Moscou, il y a aussi des facteurs locaux à prendre en compte : "Le taux de chômage a beaucoup baissé en Russie, ça reflète la croissance russe qui est de plus de 4% cette année."

"La croissance relativement rapide cette année a poussé les salaires à la hausse et je pense qu’effectivement ça contribue aussi à l’augmentation de l’inflation."

Natalia Orlova, cheffe économiste d'Alfabank

à franceinfo

Si l’inflation en général s’élève à 8%, elle atteint 11% pour l’ensemble des produits alimentaires.

Supprimer les produits plaisirs

Une partie de la population est réduite à des sacrifices alimentaires, car les salaires n’augmentent pas pour tout le monde. Malheureusement. Oxana, 53 ans, reconnaît que cette année elle a dû faire des choix drastiques : "Je peux m’acheter les produits de base, mais malheureusement les bons produits qui me font plaisir comme les fromages, du bon poisson, de la bonne viande, je ne peux plus me le permettre comme avant, rarement ou très rarement."

Résignés, les Russes les plus modestes n’ont pas le choix. Et même si le gouvernement prend à l’avenir des mesures pour renforcer leur pouvoir d’achat, ils savent qu’elles ne leur permettront pas de rattraper complètement la hausse de l’inflation.

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