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En direct de l'Europe. Italie, le retour du "ducisme" à la Mussolini ?

Les Italiens sont encore très indécis pour les législatives du 4 mars, mais le pays semble pencher vers l'extrème-droite.

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Silvio Berlusconi, le 22 février 2018 à Rome, en Italie.
Silvio Berlusconi, le 22 février 2018 à Rome, en Italie. (GETTY IMAGES)

Dimanche prochain, 4 mars, les Italiens seront appelés aux urnes. En proie au chômage des jeunes, aux problèmes de l’immigration et d’une crise économique persistante, le choix politique est devenu bien réduit.

Face à la perte de confiance du Parti démocrate de Matteo Renzi, malgré un léger début d’embellie économique, la scène politique italienne voit le retour de Sylvio Berlusconi et son parti Forza Italia, allié aux nationalistes de la Ligue du Nord et un parti post-fasciste Fratelli d’Italia.

Face à eux, le Mouvement des 5 étoiles créé par l’humoriste Beppe Grillo, dirigé aujourd’hui par Luigi di Maio, ce mouvement plutôt populiste est entaché de scandales. Le résultat de ces élections reste ouvert même si Forza Italia est donnée favorite.

45 % des Italiens sont indécis  

Aller voter ou s’abstenir, le doute subsiste chez les électeurs. Il faut dire que le chômage touche plus de 32% des jeunes, l’immigration est devenue un réel problème pour l’Italie quand cette dernière a trop longtemps attendu une aide de Bruxelles qui n’est jamais venue.

Aujourd’hui, dans une Italie devenue europhobe, la tentation est grande de se tourner vers le passé, et pas celui de la "dolce vita". L’apparition d’un néologisme donne le "la" d’une autre réalité italienne, la "duce vita" ou encore le "ducisme", soit la mémoire du mussolinisme.  

La tentation du mussolinisme

Pour 46% des Italiens le "ducisme" n’a pas disparu. C’est le résultat d’un récent sondage. Le "mussolinisme" serait-t-il en train de devenir la nouvelle tentation italienne ? Pour une partie de la jeunesse, ce n’est pas à exclure tant elle est touchée par la crise, ne lui restant alors que partir pour l’étranger ou rester sans futur pour l’instant.

Les actes de violences contre des immigrés sont devenus fréquents, sans parler des différentes provocations des supporters des clubs de football transalpins. C’est pourquoi le "mussolinisme" ne peut plus être considéré comme une pensée nostalgique pour certains quand deux forces politiques sont proches d’un bon résultat électoral avec Forza Italia. Rien ne sera à exclure dimanche prochain.            

Silvio Berlusconi, le 22 février 2018 à Rome, en Italie.
Silvio Berlusconi, le 22 février 2018 à Rome, en Italie. (GETTY IMAGES)