Laury Perez, sur son vélo BMX freestyle, déterminée à décrocher l'or à Paris

Chaque semaine, Théo Curin embarque dans son taxi des championnes et des champions liés aux Jeux de Paris 2024. Voyage ici en compagnie de la numéro 1 française de BMX, Laury Perez.
Article rédigé par Fabrice Rigobert, Théo Curin
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 5 min
Au guidon de son vélo BMX, Laury Perez veut aller au plus haut durant les Jeux de Paris. (ANNE BAYARD)

Demain les Jeux est un rendez-vous en partenariat avec France 3, dans le cadre de l'émission Aux Jeux, citoyens ! Le vice-champion du monde de paranatation, Théo Curin, devient Théo le Taxi, et embarque dans sa voiture une personnalité ou un champion, en lien avec les Jeux de Paris 2024. Il est aujourd'hui en compagnie de Laury Perez, championne France de BMX freestyle. Une expérience que Théo Curin raconte à Fabrice Rigobert.

franceinfo : Laury Perez est depuis 4 ans championne de France en titre ?

Théo Curin : À seulement 20 ans, Laury est la meilleure Française de sa spécialité. Elle vient de s'imposer au Festival international des sports extrêmes, à Montpellier, qui sert de support à une étape de Coupe du monde de BMX freestyle. Le freestyle, un sport spectaculaire que Laurie a presque découvert par hasard, ce qu'elle m'a expliqué : "On est sur un parc, à vélo, avec des modules en compétition et pendant une minute on enchaîne les figures. J'ai commencé à l'âge de 11 ans, je faisais de la trottinette et un jour, dans mon village, j'ai vu une compétition de BMX. C'était sur des bosses en terre où il y avait les meilleurs mondiaux, ça m'a fait rêver." En compétition, le BMX freestyle se pratique sur des rampes, un peu comme le skateboard.

Place de la Concorde, aux Jeux, on verra donc des sauts en l'air spectaculaires. Sur le papier, ça a l'air plutôt simple, j'imagine qu'en réalité ça l'est moins ?

En effet. Même si c'est un sport qu'on peut réaliser (presque) chez soi, dans son jardin ou dans son village, cela nécessite beaucoup d'entraînement. Pour Laury c'est plusieurs fois par jour, que ce soit pour des entraînements spécifiques à sa discipline, ou en préparation mentale, comme elle me l'a raconté : "Je pratique des visualisations avant les entraînements et avant chaque compétition. Je ferme les yeux et je visualise tout de déroulé de l'épreuve." Je me suis amusé moi aussi, Fabrice, à tenter une visualisation : je me voyais sauter sur mon vélo, en avant, en arrière, réaliser un saut périlleux avec le cadre du vélo, et... je me suis réveillé ! Bien sûr ce n'était qu'un rêve. Tout est millimétré dans ce sport. L'aspect technique, l'aspect mental, c'est vraiment impressionnant.

Si elle remporte l'or à Paris, que fait-elle ?

Je lui ai posé la question. Elle m'a dit qu'elle cherchera à décrocher d'autres médailles. À 20 ans, on la voit mal s'arrêter. Laury est vraiment déterminée pour rester la meilleure Française. On peut donc l'imaginer à Los Angeles, après Paris. Elle a une énorme force de travail, elle est passionnée. C'est aussi une jeune fille très discrète, presque un peu timide au début, mais qui sait où elle va : tout est calculé, précis, anticipé. Elle essaye de mettre toutes les chances de son côté pour être la meilleure possible en compétition. J'espère que nous serons nombreux à la soutenir, place de la Concorde, cet été.

Ce qui est incroyable chez ces champions, c'est qu'ils arrivent à oublier la prise de risque, qui est quand même importante quand on fait des acrobaties comme Laury Perez ?

Oui, à partir du moment où c'est une discipline de freestyle, il y a forcément des risques. J'en ai d'ailleurs parlé avec Laury, elle s'est cassé plusieurs fois les bras, la clavicule, etc. Mais à chaque fois elle remonte sur son vélo et elle y retourne de plus belle. Elle est vraiment à fond pour son sport !

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