Dans la peau de l’Assemblée Nationale

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Tous les matins, Marie Dupin se glisse dans la peau d'une personnalité, d'un événement, d'un lieu au cœur de l'actualité.

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Radio France
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L'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 28 juin 2022. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Ce matin, je suis le grand théâtre de la démocratie, et j’aurai sans doute rarement aussi bien porté mon nom : l’Assemblée Nationale. Pour être plus précise, c’est surtout mon arène, l’hémicycle qui fait sa rentrée avec le retour de la séance publique. Dans les faits, les 577 nouveaux députés sont déjà bien présents dans les couloirs et les bureaux depuis mi-septembre.

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De toute façon, même quand les élus ne sont pas là, il y a toujours quelque chose à faire au sein de mes 158 000 mètres carrés pour les administrateurs, directeurs et agents : préparer la session parlementaire, auditionner les experts en commission, réparer une verrière ou faire retapisser les fauteuils élimés de l’hémicycle...

Il faut dire que mes bâtiments ne datent pas d’hier même si je n’ai plus rien à voir avec la demeure de la duchesse de Bourbon. Le palais Bourbon, l’une des résidences aristocratiques les plus en vue de la capitale, devenue, après la Révolution, le siège de la représentation nationale, en 1795, la "chambre basse", comme on dit. Basse parce que je suis la plus proche du peuple, et que mon histoire se confond avec la sienne.

Et justement, les politiques veulent vous ouvrir au plus grand nombre. C'est du moins ce que veut la nouvelle patronne, Yaël Braun-Pivet, quatrième personnage de l’Etat. Chaque année environ 150 000 personnes me visitent : elle veut atteindre le million et recréer un lien avec les citoyens qui financent mon budget de 567 millions d’euros, soit un peu plus de 8 euros par français et par an…

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