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La Réunion a perdu 25.000 touristes en un an

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Est-ce un effet de la crise requin ou de la crise économique ? Le nombre de touristes a marqué le pas, l'an dernier, sur l'île de la Réunion. Selon les chiffres de l'Institut Régional du Tourisme, il y a eu 5,3% de vacanciers en moins par rapport à 2011.
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Radio France
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Où en est le tourisme à la Réunion ?
En baisse de 5,3 % sur un an, selon l'Institut Régional du Tourisme. A cause de
la crise économique, et aussi des attaques de requins qui repoussent les surfeurs et les baigneurs. "Avant
je louais des planches de paddle et de surf, mais j'ai arrêté pour ne pas
mettre en danger mes clients et pour me protéger aussi de toute
responsabilité
", explique Jean-Charles qui tient une boutique de matériel
nautique à Saint-Gilles. Il a perdu 35 % de son chiffre d'affaires l'année dernière.

Le tourisme est la première
industrie de l'île avec 315 millions d'euros de recettes l'an dernier et la
Réunion a un atout pour garder cette manne : son tourisme affinitaire. 60 %
des vacanciers viennent sur l'île pour voir des amis ou de la famille. Elle
dépend donc moins des modes internationales. Mais lorsque la maladie du Chikungunya
a frappé l'île en 2005, même le tourisme affinitaire s'est effondré. 150.000
visiteurs ont renoncé à leur voyage à la Réunion entre 2005 et 2006. Depuis, il
reprend peu à peu des couleurs même s'il y a des fluctuations. 

Trouver de nouvelles activités

"Il n'y a pas que les requins,
les gens n'ont plus d'argent et n'ont plus de travail. Ils font des choix
pendant les vacances
", pense Chantal, serveuse sur dans un camion
restaurant sur la plage. Difficile de dire quelle est la part de responsabilité
des requins dans la baisse de fréquentation touristique de l'île l'an dernier.
"Ma nièce va venir cet été. Je ne lui ferai certainement pas faire un
baptême de plongée à St Gilles avec tous ces requins
", se dit Christelle,
une habitante.

Pour certains professionnels du
tourisme, si le surf ne rapporte plus autant d'argent qu'avant il est peut-être
temps de lancer de nouvelles activités pour sortir de cette mauvaise publicité
faite à la Réunion. "Les gens veulent vivre des expériences ",
estime Sophie Durville, de l'aquarium de St Gilles. Mais pas sûr qu'il y ait
tout de suite un musée du requin ou du shark feeding (on attire des requins
avec de la nourriture pour les montrer aux touristes) à la Réunion.

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