Chroniques du ciel : le secteur aéronautique et spatial est relancé

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L'activité de la filière aérospatiale française est repartie en 2021 et cherche à recruter.

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Un avion Rafale décolle du porte-avion Charles-de-Gaulle, le 24 mars 2022. (THEOPHILE BLOUDANIS / X04108)

Malgré la pandémie de Covid-19, malgré la guerre en Ukraine, les entreprises françaises du secteur aéronautique et spatial ont plutôt bien résisté en 2021 essentiellement portées par l’industrie de défense qui a joué un rôle d’amortisseur dans un contexte de crise. Ce secteur d’activité a réalisé plus d’un tiers du chiffre d’affaires de la filière, près de 35%, un niveau jusqu’à présent jamais atteint.

19,5 milliards d’euros de chiffre d'affaires

Porté par les livraisons du Rafale, à l’Inde, au Qatar, à la Grèce et à la Croatie, ce chiffre d’affaires de 19,5 milliards d’euros est relativement stable par rapport à 2019 avant le Covid, mais il est en très forte hausse par rapport à 2018. Et cette tendance devrait encore s’accentuer avec les futures commandes d’A330 MRTT au Brésil, d’A400M en Indonésie et au Kazakhstan.

Côté civil, si le secteur est encore convalescent, la reprise est bel et bien confirmée au fur et à mesure de la levée des restrictions de voyages, à travers le monde, même si cela sera plus long sur le segment des gros-porteurs. Conséquence, cette industrie  qui a perdu 7% de ses emplois entre 2019 et 2021 cherche maintenant à recruter. Elle vient de lancer la campagne "L’Aéro recrute" qui vise à embaucher 15 000 personnes en CDI cette année, du CAP au bac +8 et près de 6 000 alternants.

Boeing fait, lui, face à de nombreux déboires

Des perspectives beaucoup plus sombres de l’autre côté de l’Atlantique chez Boeing, qui fait face à de nouveaux déboires entre la suspension de la production du 777X, les charges liées au conflit en Ukraine et les hausses de coûts des programmes de défense.

Pour satisfaire à de nouvelles exigences de certification formulées, la FAA, l’Aviation Civile Américaine, Boeing a dû repousser à 2025 les premières livraisons du plus gros biréacteur du monde, initialement prévues en 2020. Boeing également plombé par les surcoûts liés au futur Air Force One, deux 747-8 que le constructeur de Seattle n’aurait jamais dû renégocier estime David Calhoun, le patron de Boeing.

C’est Donald Trump, tout juste élu à la Maison Blanche qui avait à l’époque vertement critiqué le prix à ses yeux trop élevé du contrat initial et exhorté Boeing à revoir sa copie. Une bonne nouvelle toutefois pour Boeing qui annonce avoir soumis à la FAA un plan de certification  pour le 787 Dreamliner en proie à d’importants problèmes de production depuis la découverte de premiers vices de fabrication à l’été 2020    

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