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Chronique du ciel. Bilan positif pour le salon du Bourget 2017

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L'industrie aéronautique se porte bien, mais au Bourget, cette année, ce sont surtout les équipementiers qui ont tiré leur épingle du jeu. Le salon ferme ses portes ce dimanche soir à 18h.

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La 52e édition du salon de l’aéronautique et de l’espace au Bourget a confirmé, s’il en était besoin, l’excellence santé financière du secteur.

A la fête cette année, les équipementiers

À commencer par le groupe Safran et son partenaire américain General Electric, dont les carnets de commandes sur le CFM 56 et le LEAP, les moteurs les plus vendus au monde, dépassent toutes les attentes de l’industriel.

Côte avionneur, au-delà de la petite guerre médiatique que se livrent Airbus et Boeing, l’annonce, la plus intéressante, est sans doute celle du constructeur de Seattle, avec la confirmation du lancement à l’horizon 2022 d’un avion de milieu de gamme de 200 à 250 places, capable à la fois d’effectuer du court moyen-courrier mais aussi des vols transatlantiques.
La clientèle clairement visée étant les compagnies "low cost long-courrier. En attendant la riposte de Boeing à l’A321 NEO, version allongée de l’A320 NEO, passe par le 737 Max 10.

Cette année au Bourget les gros porteurs n’avaient plus la cote

Face à l’échec commercial que représente aujourd’hui l’A380, Airbus a tenté l’opération de la dernière chance et a dévoilé l’A380 Plus.

Un Super Jumbo désormais équipé de "Winglets", des ailettes recourbées en bout d’ailes pour diminuer d’environ 4% supplémentaires la consommation de carburant. Avec une cabine réaménagée pour accueillir 80 passagers de plus, portant la capacité de l’appareil à environ 575 sièges en moyenne. Dans sa nouvelle configuration, le grand escalier qui permet de monter au pont supérieur a totalement été repensé. L’A380 n’a plus enregistré de nouvelles commandes depuis plus d’un an et demi.  

Un nouveau système d'éjection de boites noires par Airbus

Airbus qui a par ailleurs dévoilé un système d’éjection des boites noires en cas d’accident et de déformation de la structure de l’avion. Des enregistreurs de vol insubmersibles, dont le signal sera directement relayé par satellite.

Avec cette innovation, Airbus entend tirer les leçons de la disparition du Boeing 777 de la Malaysia Airlines en 2014 et de l’accident du Rio-Paris d’Air France en 2009. Airbus veut aller vite et équipera ses premiers A350 de ce nouveau système dés 2019.

Enfin, côté start-up, quelques projets récurrents dont celui d’un énième jet supersonique, annoncé par la société américaine Boom. Seul problème, l’appareil n’a pas encore trouvé son moteur.

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