Giscard, accordéon et éléphants

écouter (5min)

Pendant plusieurs semaines, nous préparons la présidentielle en revenant sur la trace laissée dans notre culture populaire par les prédécesseurs d'Emmanuel Macron. Aujourd'hui, le troisième président de la Ve République, plus souvent attaqué pour sa personnalité que pour des raisons politiques. 

Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Le troisième président de la Ve République, Valéry Giscard d'Estaing lors d'un déplacement à Beaune le 26 janvier 1978. Présidence du 27 mai 1974 au 21 mai 1981 (6 ans, 11 mois et 24 jours). (LAURENT MAOUS / GAMMA-RAPHO VIA GETTY IMAGES)

Il ne faut pas oublier que l’orage punk a éclaté en 1977 dans le ciel à peu près paisible de la France de Valéry Giscard d’Estaing, le "président aux idées stupides" dont parle ici le groupe Gazoline, en décrivant l’ennui d’une bonne partie de la jeunesse de l'époque – "tout est si joliment vide, le Wimpy du dimanche manque de vitamines (…) je veux tuer les heures à coups de barre à mine".

C’est peut-être la trace la plus brûlante que l’on trouve dans notre musique populaire du septennat de Valéry Giscard d’Estaing, entre 1974 et 1981. On entendra des cris et des guitares stridentes, encore, mais ce sera plus tard.  

Dans le second épisode de Ces chansons qui font l’actu diffusé ce week-end, vous entendez des extraits de :

Gazoline, Killer Man, 1977

Les Wampas, Giscard complice, 2003

Gilbert Lafaille, Le Président et l'Elephant, 1977

Sophie Darel, Le Giscardéon, 1974

Les Charlots, Ce soir j'attends Valéry, 1975

Michel Polnareff, Le Clochard des jumbos, 1978

Jean-Patrick Capdevielle, Quand t'es dans le désert, 1979

Gérard La Viny, La Biguine à Giscard, 1974

Michel Adélaïde, Sega Giscard, 1975

Tchibanga, Giscard Bongo, 1976

Dombrance, Giscard d'Estaing, 2019



Vous pouvez également suivre l'actualité de cette chronique sur Twitter.

Souvenez-vous : pendant l'été 2019, La Playlist de Françoise Hardy a été une traversée du bagage musical d'une autrice, compositrice et interprète considérée comme l'arbitre des élégances de la pop en France.

En juillet et août 2017, nous avions passé Un été en Souchon, pendant lequel Alain Souchon nous a guidés dans une promenade savoureuse dans toute une vie d’amour de la chanson.

Tout l’été 2016, en compagnie de Vincent Delerm, nous avons baguenaudé dans La Playlist amoureuse de la chansonexploration buissonnière du patrimoine populaire. Vous pouvez également prolonger les gourmandises de cette chronique d’été avec le Dictionnaire amoureux de la chanson françaisecoédité par Plon et franceinfo. 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.