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Prix Femina: très féminin

Le prix Femina a ouvert la semaine des prix littéraires. C'est une haïtienne qui a été couronnée: Yanick Lahens, pour son roman "Bain de lune". Le jury, exclusivement féminin, avait choisi d'éliminer les écrivains déjà sous les feux de la rampe, pour privilégier les auteurs peu connus et les petites maisons d'édition.

(L'Haïtienne Yannick Lahens a décroché le Prix Femina pour "Bain de lune" © RF/ Nathalie Bourrus)

Ce sont des dames. Toutes. Certaines ont eu le prix Femina. Toutes ont un sacré caractère. La preuve: pas question pour elles d'organiser la cérémonie de remise du prix à l'hotel Meurice. Car son propriétaire, la sultan de Bruneî esdt favorable au rétablissement de la charia. Elles ont donc choisi l'Interallié, très chic, avec cravate obligatoire.

Le djean était autorisé, pour l'occasion. Difficile de l'interdire à des journalistes...

Les femmes, les femmes, les femmes....

Femmes couronnées aujourd'hui, jusqu'au bout des ongles. La maison d'édition qui publie de Yanick Lahens a été créee par Sabine Wespieser, avec une grande détermination. Elle a découvert des auteures venues du Vietnam, des dissidentes qui trempent leur plume dans leur histoire mêlée à celle de leur pays, ses légendes et ses guerres.

Ce prix Femina, né en 1904, s'est d'abord appellé prix Vie heureuse. Joli sentiment.

heureuse, qui comme l'israélienne Zeruya Shalev...a décroché le prix dans la catégorie romans étrangers, avec "Ce qui reste de nos vies", chez Gallimard.

Enfin, les femmes du Femina on choisi un homme, un vieil auteur drôle, qui a posé face aux photographes comme une star: Paul Veyne pour son essai, "Et dans l'éternité, je ne m'ennuirai pas: souvenirs", chez Albin Michel.

(L'Haïtienne Yannick Lahens a décroché le Prix Femina pour "Bain de lune" © RF/ Nathalie Bourrus)