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C'est mon époque. La lutte contre les déchets plastique s'amplifie

Depuis le 1er janvier, les produits contenant des microbilles en plastique sont interdits. Il s'agit de produits ménagers, de dentifrices, de shampoings ou encore de gels douche et de crèmes.

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Une plage à Denpasar (Indonésie) polluée par des déchets en plastique est nettoyée à la main.
Une plage à Denpasar (Indonésie) polluée par des déchets en plastique est nettoyée à la main. (SONNY TUMBELAKA / AFP)

La lutte contre les déchets plastiques continue avec de nouvelles interdictions depuis quelques jours : de plus en plus d'objets du quotidien se retrouvent dans le collimateur, après la loi de 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, parfois un peu compliquée à suivre pour les consommateurs. Le tout dernier changement date du 1er janvier depuis le début de l'année. Les produits contenant des microbilles en plastique deviennent ainsi  : parmi eux, des produits ménagers, des dentifrices, des shampoings ou plus souvent de gels douche et de crèmes.

Le plastique quasiment invisible visé

Ces cosmétiques qui donnent une peau de pêche grâce à leur pouvoir exfoliant, mais à quel prix pour la nature car ces fameuses billes de polyéthylène ou de polypropylène sont si petites (moins d'un dixième de millimètre) qu'elles passent partout.  Aucune station d'épuration ne peut les retenir : elles filent directement vers la mer et on estime qu'au total, huit milliards de microbilles partent chaque jour dans la nature. Evidemment, elles sont  mangées par les poissons, que nous consommons nous-mêmes.

Se poursuit ainsi la lutte contre les sacs plastique, notamment ceux qui emballent nos fruits et légumes ou nos poissons. Eux-aussi sont soumis à de nouvelles règles depuis le 1er janvier : ils ne doivent plus contenir 30%, mais 40% de matière biosourcée. Il s’agit de pommes de terre ou de maïs et selon les sacs et il faudra encore améliorer deux fois leur composition. Ils passeront à 50% de matière biosourcée en 2020 et 60% en 2025. Cela relève de l'exploit puisqu'il leur sera toujours demandé... de ne pas craquer. 

D'autres changements en 2020

Nous verrons aussi disparaître de notre salle de bain le coton-tige, redoutable pour l’estomac ou les voies respiratoires de certains animaux et polluant de tous les milieux aquatiques. L’association Surfrider dit en avoir trouvé plus de 16 000 dans les rivières et sur les plages d’Europe en 2015. Seront également interdits à partir du 1er janvier 2020 les gobelets, assiettes et autre couverts en plastique. Certes, ils font la joie de nos pique-nique. Mais pour une utilisation unique, on produit chaque année des centaines de milliards de gobelets. Il faudrait d’ailleurs aussi penser aux pailles : une pétition tourne en ce moment sur le net baptisée #baslespailles. On en consommerait chaque jour en france dans les fast-food près de neuf millions et tous ces petits objets se retrouvent en mer, à tel point que dans l’océan Pacifique on parle d’un septième continent, une énorme masse de déchets plastiques, environ six fois la France et installée pour les décennies à venir.

Une plage à Denpasar (Indonésie) polluée par des déchets en plastique est nettoyée à la main.
Une plage à Denpasar (Indonésie) polluée par des déchets en plastique est nettoyée à la main. (SONNY TUMBELAKA / AFP)