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Une charte pour aider les familles monoparentales en entreprise

C'est une question dont on ne parle pas en entreprise. Il touche pourtant une famille sur cinq : la monoparentalité. Elever seul un enfant et travailler, que l'on soit caissière ou cadre supérieur, pose souvent des problèmes insolubles. La journaliste Christine Kelly, membre du CSA, a lancé une charte pour inciter les entreprises à se préoccuper de leurs salariés dans cette situation.

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(© Maxppp)

Le nombre de familles monoparentales a plus que doublé depuis 1970. Aujourd'hui, une famille sur cinq est concernée. A Paris, c'est jusqu'à une famille sur deux qui ne compte qu'un seul parent. Christine Kelly veut lever ce tabou : évidemment, trouver du travail et tenir son poste, voire suivre une carrière, ça n'est du tout la même chose quand on élève seul un enfant. Sa charte est incitative, elle ne contraint pas les entreprises signataires. Le but est en fait de mettre un "coup de pression" : attirer l'attention du public et des entreprises sur la question.

En entreprise, on fait souvent comme si les contraintes de la vie privée n'existait pas. Or les familles monoparentales sont dans une situation très particulière : une sur trois vit sous le seuil de pauvreté. Plus de la moitié n'ont pas d'allocations familiales. Et c'est donc pour les aider que Christine Kelly, à la tête de la fondation K d'urgences, qui se consacre à cette question, s'est attaquée aux entreprises. De tout parmi les signataires :  L'Oréal, GDF Suez, LCL, mais aussi Ikéa et Système U ou le réseau d'intérim Randstat. C'est une charte qui incite, elle ne contraint pas les signataires. L'idée, c'est encore une fois de mettre en avant des bonnes pratiques, de montrer que c'est possible et d'en parler. On est sur la base du volontariat et de la bourse aux idées.

 

Les salariés pourraient s’engager plus facilement dans le bénévolat

Selon L’Express, un projet de loi devrait bientôt être débattu pour faciliter la vie des salariés qui ont des engagements dans des associations. Les bénévoles pourraient poser jusqu’à six mois de congés non rémunérés. Deux conditions : que l’employeur soit d’accord et que les jours ne soient pas pris tous d’affilée.

Le mode d’emploi du compte pénibilité présenté demain

Beaucoup redoutent ce qu’ils appellent une «usine à gaz», mais ce compte concernera quand même un salarié sur cinq. Ce sont ceux qui ont été exposés à dix critères de pénibilité du travail décrits par la loi : bruit, posture difficile ou travail de nuit par exemple. Ce compte permettra d’accumuler des points pour se former et changer de poste, travailler à temps partiel ou bien partir plus tôt à la retraite.

 

 

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