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Quels salariés font les plus grosses notes de frais ?

Dans quels métiers et dans quelles régions fait-on le plus de notes de frais ? Un organisme a épluché les dépenses professionnelles des salariés de 1 000 entreprises. Il y a des surprises.

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Une serveuse à la brasserie Chartier, le 24 juillet 2013 à Paris. (photo d\'illustration)
Une serveuse à la brasserie Chartier, le 24 juillet 2013 à Paris. (photo d'illustration) (FRED DUFOUR / AFP)

616 euros par mois. Rien que ça. C'est le montant des notes de frais engagées par les salariés des secteurs de la santé et de la pharmacie pour rembourser les hôtels, restaurants, taxis, trains et autres avions. Derrière les médecins, les pharmaciens et les salariés des laboratoires, viennent les professionnels de la finance et de l'investissement qui demandent environ 405 euros de remboursement, puis ceux de l'immobilier, de la construction et de l'architecture qui réclament 400 euros.

À l'autre bout du spectre, ceux dont les frais sont les plus limités travaillent dans le commerce, dans les magasins et aussi dans les services. Pour eux, les notes de frais s'élèvent en moyenne à 300 euros par mois.

Les hommes plus dépensiers que les femmes

La société Mooncard a étudié les notes de frais des salariés de 1 000 entreprises, ce qui représente 100 millions d'euros de notes de frais. Il en ressort notamment que ceux qui font des notes de frais sont bien plus souvent des hommes que des femmes. Le rapport est de deux tiers, un tiers. On apprend également que le budget notes de frais des entreprises est presque équivalent à celui consacré aux dépenses générales que sont l'achat de fourniture, l'achat de matériel, les abonnements aux logiciels et les salons, par exemple.

40 euros par repas dans les Hauts-de-Seine

Les notes de frais délivrées dans les restaurants varient beaucoup selon les professions. Elles peuvent varier du simple au triple selon votre métier et selon la région dans laquelle vous travaillez. C'est évidemment à La Défense, à Neuilly, dans les Hauts-de-Seine et à Paris que les notes sont les plus salées : 40 euros par repas dans les Hauts-de-Seine, 36,60 euros à Paris, mais seulement 13,70 euros dans les Deux-Sèvres et 12,95 euros dans les Vosges.

Côté professions, on retrouve la finance et les fonds d'investissement en tête, avec 53,60 euros en notes. Les télécoms et les médias sont assez généreux, avec près de 40 euros. Mais les institutions publiques sont bridées dans leurs notes de frais, à peine 20 euros de restaurants.

10% de repas d'affaires avec du vin

On trouve très peu d'alcool dans ces notes de frais. Il y a une tendance à la sobriété générale. Seuls 10% des repas d'affaires sont accompagnés de vin, selon cette étude, même si des secteurs comme les transports, l'automobile et l'immobilier sont au-dessus de la moyenne. Cette étude a eu la bonne idée de se pencher aussi sur l'heure des repas, facilement repérable dans les notes de frais. On sort de table en moyenne à 13h31 en France. Mais on finit de déjeuner à 13 heures à Niort dans les Deux-Sèvres, et seulement à 13h42 à Paris.

Une serveuse à la brasserie Chartier, le 24 juillet 2013 à Paris. (photo d\'illustration)
Une serveuse à la brasserie Chartier, le 24 juillet 2013 à Paris. (photo d'illustration) (FRED DUFOUR / AFP)