C'est mon boulot, France info

Les seniors, la variable d'ajustement idéale !

Le chômage frappe de plus en plus durement les seniors. Et pourtant, ils ont des atouts que les autres n’ont pas : notamment celui de ne pas rester 40 ans dans l'entreprise !

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
(Les seniors, la variable d'ajustement idéale ! © Maxppp)

Le chômage des seniors n’arrêter pas de grimper. Plus dix pour cent l’an dernier. C'est deux fois plus vite que pour les autres catégories d’âge. Sans compter que leur chômage s’allonge : ils sont désormais un tiers des chômeurs de longue durée.

Le ministre du Travail a présenté un plan pour eux, il y a quelques jours. Mais sur le terrain, quand il s’agit d’embaucher des seniors, ça renacle. On leur reproche leur trop haut niveau de salaire. On les soupçonne d’être moins à l’aise avec les nouvelles technologies. On fait du jeunisme.

Face à ces préjugés, un DRH met les pieds dans le plat. Dans le site Cadremploi, il défend une position pas très politiquement correcte, mais convaincante. Philippe Calmels, DRH des 9.200 salariés du Crédit du Nord, affirme que lui, il favorise l’embauche des seniors… tout simplement parce qu’ils ne restent pas longtemps dans l’entreprise.

Accord gagnant-gagnant

La courte durée de leur présence dans l’entreprise, avant leur départ en retraite, est très rassurante pour une boite.  "On ne peut pas toujours repartir pour quarante ans avec tous les salariés, explique-t-il, parce la croissance n’est plus ce qu’elle était". Comme si la retraite deviennait l’outil idéal pour ajuster naturellement les effectifs. Cynique ? Un peu, mais c’est aussi un accord gagnant-gagnant : pour l’entreprise qui a moins peur de s’engager quand elle embauche, et pour le chômeur senior pour qui le CDI, qu’il croyait perdu à jamais, redevient réalité.

(Les seniors, la variable d'ajustement idéale ! © Maxppp)