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Le moral et la santé des petits patrons s'améliorent nettement

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Le moral et la santé des dirigeants des PME vont mieux. C'est ce qui apparaît à la lecture de plusieurs enquêtes.

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Radio France
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Une PME fabrique des palettes (La Palette Comtoise) à Cramans (Jura). (MAXPPP)

Les prévisions de croissance viennent d'être relevées par le FMI à 2,1%, les ordonnances sur le travail sont entrées en vigueur. Résultat : le moral et la santé des dirigeants de petites et moyennes entreprises sont meilleurs, selon une enquête qui vient tout juste de paraître.

88% de petits patrons confiants

Les petits patrons vont mieux. Opinionway a interrogé 1 500 dirigeants d'entreprises de moins de cinquante salariés pour le compte de MMA. Le score de confiance est en nette hausse. Plus quatre points par rapport au dernier baromètre de 2017. On atteint 88% de petits patrons confiants pour leur situation professionnelle. 85% se disent optimistes pour le futur de leur propre entreprise. C'est trois points de hausse. L'embellie de la conjoncture économique produit ses effets. Ils sont moins nombreux à s'inquiéter d'un éventuel manque de trésorerie. C'est 10 points de moins. Moins nombreux à s'en faire pour l'activité. Six points de moins. Et les ordonnances travail sont aussi passées par là. Ils s'inquiètent moins de la difficulté à licencier. Quatre points de moins. Et craignent moins les prud'hommes. Egalement quatre points de moins.

Toutes les enquêtes sont d'accord

Un regain de confiance qui semble solide, puisqu'il est confirmé, le même jour, par une autre étude, menée par American Express, celle-là, au niveau européen. Les résultats sont encore plus spectaculaires. En 2017, près de la moitié (41%) des dirigeants de PME françaises ont confiance dans l'économie mondiale. En 2016, ils n'étaient que 3% à avoir confiance. Un mouvement que l'on retrouve en Angleterre et en Italie.

Les petits patrons sont moins inquiets pour l'avenir, mais ils restent quand même stressés. Toujours selon l'étude OpinionWay pour MMA, un dirigeant sur quatre se dit "sous pression en permanence". Avec à la clé de la fatigue. Pour 34% d'entre eux. Et des troubles du sommeil. Pour un quart d'entre eux. Stressés, mais là encore moins que l'an dernier. En 2017, ils étaient 58% à déclarer que le stress avait des conséquences sur leur état de forme. Et cette année, ils ne sont plus que 43%. C'est une baisse spectaculaire. Quinze points de moins en un an. Le stress recule nettement chez les chefs de petites entreprises.

Cela va mieux également pour la santé

Ils jugent d'ailleurs leur santé globalement bonne. Ils sont quasi unanimes sur ce point : 95% d'entre eux se disent en bonne santé. Seulement un sur dix a pris un arrêt de travail l'an dernier. Par comparaison, 40% des salariés du public et du privé ont été en arrêt de travail en 2016, les derniers chiffres dont on dispose. D'après une spécialiste de la prévention des risques citée par le journal Les Echos, les dirigeants des petites entreprises "vont peu chez le médecin et ont tendance à sous-estimer leurs symptômes".

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