La formation professionnelle ne s'est pas arrêtée avec la crise

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On pouvait craindre que la crise sanitaire relègue la formation professionnelle au second plan. Il n'en a rien été, selon un bilan qui vient d'être publié. Mais la formation entièrement à distance s'est installée et elle est là pour durer.

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Radio France
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Photo d'illustration. (VANESSA MEYER / MAXPPP)

La formation professionnelle ne s'est pas arrêtée avec la crise sanitaire. Selon la Cegos, l'un des principaux organismes de formation en France, qui a interrogé plus de 2 600 salariés dans six pays, près des deux tiers des responsables de ressources humaines ont continué à former entre 30 et 60 % de leurs salariés. Sauf que la quasi totalité d'entre eux a adapté leurs modes de formation. Elle se fait désormais entièrement à distance.

Le mouvement avait déjà commencé ces dernières années, mais il a connu une très forte accélération. L'un des responsables de la Cegos explique à l'agence d'informations économiques AEF avoir fait en un an ce qu'il aurait fallu quatre ans pour réaliser en terme de modernisation de leur offre de formation.

Les formations les plus demandées pendant la crise ont été, fort logiquement, celles sur le télétravail et sur le management à distance. Également très demandé, tout ce qui concerne l'utilisation des nouvelles technologies. Les entreprises se sont numérisées à vitesse grand V à l'occasion de la crise et les salariés ont peur de ne pas pouvoir suivre le mouvement.

La peur d'être obsolète

Dans l'enquête que vient de publier la Cegos, 23 % des salariés se sentent "dépassés" par les nouveaux outils numériques en cours dans cette entreprise modernisée à marche forcée. Il y a donc une forte demande de formation en la matière. Pas moins de 90 % des salariés se disent d'accord pour se former par eux mêmes, pour s'adapter, conscients du risque d'obsolescence de leurs compétences. C'est surtout dans les PME qu'on a peur de ne pas pouvoir suivre le rythme. À noter que cette peur d'être dépassé est encore plus forte dans des pays comme l'Allemagne, l'Espagne ou l'Italie qu'en France.

Les entreprises aussi s'inquiètent des changements à venir : chez les responsables des ressources humaines interrogés, l'idée que certains métiers vont disparaître dans les cinq ans à venir augmente de 15 points en un an. Les entreprises ne comptent pas regarder le mouvement sans rien faire : plus de la moitié de ces responsables de ressources humaines ont l'intention de former leurs salariés pour s'adapter aux changements.

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