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La banque JP Morgan pousse vers les filières scientifiques les jeunes issus de quartiers difficiles

Tout l'été dans "C'est mon boulot", chaque jour une initiative citoyenne engagée par une entreprise. Insertion, environnement, bien être des salariés. Vendredi, la banque JP Morgan qui pousse vers les filières scientifiques les jeunes des quartiers difficiles. 

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Des jeunes étudiants dans une classe à Vénissieux (Rhône)
Des jeunes étudiants dans une classe à Vénissieux (Rhône) (PHILIPPE MERLE / AFP)

Des banquiers d'affaires qui débarquent dans des classes de seconde. Dans des quartiers difficiles. Le mariage n'est pas évident et pourtant les cadres de JP Morgan qui participent à l'opération School Challenge ne le regrettent pas.
Sur les 37 qui ont joué le jeu l'an dernier, 30 ont demandé à recommencer.
Ils se disent "super bien accueillis". L'idée est de faire découvrir les filières scientifiques aux élèves. De les pousser vers des bacs S et ES.


Kyril Courboin, président de JP Morgan France. "Un lycée de Drancy, un lycée de Saint-Denis, deux classes de 30 élèves, donc ce sont 60 étudiants mais ce sont 40 bénévoles pour les accompagner pour une période de six mois." Six mois pendant lesquels les banquiers et les élèves vont passer de deux à quatre heures par semaine ensemble. Avec un projet à porter : "Ils doivent remettre un projet spécifique qui doit rendre leur ville plus vivable. Il y en a qui travaillent sur le recyclage, le déchet dans la ville, il y en a qui travaillent sur un système de détection de fumées, un autre qui va travailler sur un projet d'aide aux personnes agées." A la fin des six mois, les douze équipes provenant des deux classes sont départagées par un jury.

Parmi les prix, des places de concert pour aller voir un groupe qu'ils aiment.
PNL à l'Accor Arena, par exemple. Et il y a encore mieux, avec un beau petit voyage : "On trouve que c'est sympathique aussi d'organiser une sorte de finale des finales et de les emmener tous à Londres. On leur fait visiter aussi nos bureaux parce que ces gens là ne connaissent pas grand chose du monde de la banque et donc on leur montre ce que c'est qu'une salle de marché, des floors avec 1 000 personnes qui travaillent avec des écrans dans tous les sens, donc c'est assez impressionnant."

Sur la première promotion, plus de la moitié des élèves ont choisi une filière S ou ES. Leur familles connaissaient mal le système éducatif. Ils ont pu être guidés vers des voies d'excellence. Et certains y réussissent brillamment : "Je me rappelle du cas d'un petit malien qui s'appelle Driss qui est arrivé il y a deux ans en France. Il ne parlait pas français. On avait décidé dans cette école de le mettre dans une filière technique et je pense que ce petit jeune va passer son bac S avec même une mention, probablement 'Très bien' parce qu'il est hyper doué en mathématiques. C'est quelque chose que l'on a pu détecter durant le parcours du School Challenge." Une initiative qui en est à sa troisième année. Les premiers élèves suivis viennent de passer le bac. Même si ça n'est pas le but de l'opération School Challenge, l'idée que certains finissent par rejoindre la banque d'affaires n'est pas totalement exclue.

Des jeunes étudiants dans une classe à Vénissieux (Rhône)
Des jeunes étudiants dans une classe à Vénissieux (Rhône) (PHILIPPE MERLE / AFP)