Intelligence artificielle : un utilisateur de ChatGPT sur cinq craint pour son emploi

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ChatGPT va-t-il nous remplacer au travail ? Une étude menée sur les utilisateurs du logiciel d’intelligence artificielle dans six pays répond à cette question.
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Radio France
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ChatGPT sur un smartphone. (MOURAD ALLILI / MAXPPP)

Il y a deux mois, OpenAI lançait ChatGPT, un chatbot, un robot conversationnel, capable de répondre à toutes sortes de questions et d’écrire des textes. ChatGPT a déjà fait son apparition dans le monde du travail et Sortlist, une entreprise spécialisée dans le marketing, a eu l’idée d’interroger les premiers utilisateurs du robot, ainsi que leurs employeurs. Résultat : de l’inquiétude.

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21% des utilisateurs du chatbot ont peur que le logiciel prenne leur place. Cette crainte est encore plus forte dans certains secteurs comme les logiciels et la technologie. Près d’un quart des employés ont peur que ChatGPT écrive à leur place des lignes de code. Du reste, également un quart des employeurs interrogés dans ce secteur envisagent en effet de réduire leurs effectifs depuis l’introduction de l’intelligence artificielle. Dans les finances et dans l’éducation également, on redoute les conséquences sur l’emploi de l’utilisation du robot conversationnel.

ChatGPT plus utile pour les clients qu'une crainte pour l'emploi

C’est dans le marketing que les risques sont les plus élevés. ChatGPT pourrait être utilisé pour écrire des textes, démarcher de nouveaux clients ou leur répondre. Employés et employeurs s’accordent, selon cette étude, a considérer que le robot a de l’avenir dans le domaine du marketing. C’est du reste dans ce domaine que l’on trouve le plus grand nombre d’employeurs prêts à réduire leurs effectifs. D’une manière générale, ces menaces sur l’emploi découlent de gains de productivité que l’intelligence permettrait. Les employeurs prévoient une augmentation de productivité de 74% en moyenne.

Les plus jeunes semblent avoir une approche différente de cet outil. Ils sont plus inquiets que les autres des suppressions d’emplois possibles dans leur secteur d’activité. Une différence de 43 points. Et c’est encore plus vrai dans le secteur des logiciels et des technologies, où les jeunes redoutent les conséquences de l’arrivée de ChatGPT. Pour les jeunes, le logiciel sera surtout utilisé pour répondre aux questions des clients et pour toucher des clients potentiels plus que pour rédiger des lignes de code.

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