C'est mon boulot, France info

Grutier, un métier méconnu mais qui paie

Tout l'été, "C'est mon boulot" explore les secteurs qui embauchent des jeunes. C'est le cas du métier méconnu et pourtant très qualifié de grutier.

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(Etre grutier, ce n'est pas seulement piloter la cabine, c'est aussi calculer le déplacement des objets à soulever © Maxppp)

 C'est une spécialité très recherchée sur les chantiers, et qui paie bien : grutier. Dans ce domaine, il y a beaucoup de départs à la retraite, et pas assez de candidats à ce métier pourtant très complet et qui assure de trouver du boulot dans les années qui viennent.

On voit le grutier comme celui qui est tout seul, perché dans sa cabine à 20 mètres du sol, mais on oublie que c'est lui qui installe son engin, qui calcule ses déplacements et les trajets des objets à transporter, leur poids, leur amarrage... Bref, c'est un homme orchestre dans un chantier qui doit prendre beaucoup de décisions et savoir gérer son stress. Il ne travaille d'ailleurs pas que dans les travaux publics. On emploie des grutiers dans la construction navale, dans la démolition, dans le secteur de l'énergie et dans le génie militaire.

Un salaire confortable dès le début

Pour intégrer ce filon d'emploi assuré, on peut, selon Barbara Muntaner, rédactrice en chef de cidj.com, le centre d'information jeunesse : "démarrer avec un CAP de conducteur d'engins de travaux publics, ou bien faire un bac pro de conducteur d'engins. Les professionnels du bâtiment qui souhaitent se spécialiser peuvent préparer un certifcat d'aptitude à la sécurité d'engins, un CASES ".

Les salaires sont bons dans cette spécialité du batiment : plus de 2.000 euros pour un débutant et jusqu'à 3.000 pour un grutier confirmé, sans compter les primes liées aux déplacements sur les chantiers et au travail de nuit que le grutier doit souvent assurer.

(Etre grutier, ce n'est pas seulement piloter la cabine, c'est aussi calculer le déplacement des objets à soulever © Maxppp)