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Garde d'enfants, mal logement, santé négligée : les "freins invisibles" au retour à l'emploi

Chercher du travail, passer des entretiens d'embauche, très bien, mais qui va garder les enfants ? Quand on est au chômage, on n'a pas forcément de solution pour se rendre disponible rapidement. C'est l'un de ces "freins invisibles" qui empêcheraient beaucoup de chômeurs de retrouver un emploi.

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Et ils seraient nombreux, ces obstacles qui se dressent sur la route de l'emploi. Le premier d'entre eux, c'est en effet la garde des enfants. Quand on est au chômage, on n'est pas prioritaire pour une place de crèche.

Et c'est pour cette raison que depuis cette semaine, les crèches du réseau People and Baby réservent un accueil prioritaire aux demandeurs d'emploi. Un partenariat a été signé entre Pôle Emploi et ce réseau de 650 crèches, partout en France. Pour une maman d'un enfant de moins de trois ans, aux minima sociaux, il n'en coûtera que un euro quatre vingt pour faire garder son enfant. Et elle sera donc prioritaire.

Les autres écueils, ce sont d'abord les difficultés à se déplacer. Ca concerne les jeunes, qui n'ont pas les moyens de se payer le permis, mais  c'est aussi l'impossibilité de mettre de l'essence, de payer l'assurance, d'entretenir son véhicule.
Ici et là, il y a des solutions : certains départements, associations ou missions locales font par exemple de la location de scooter ou de voiture à très bas prix. Le problème, c'est que ces offres sont souvent difficiles à trouver.
Pôle Emploi, dont la nouvelle orientation est de se concentrer sur les personnes en difficulté, a pour ambition d'aiguiller les chômeurs vers ces solutions. En matière de transport, mais aussi de logement. Certains chômeurs dorment dans leur voiture et n'osent pas en parler. La galère du logement en empêche beaucoup de se concentrer sur leur recherche d'emploi.

Autre obstacle à la reprise d'emploi : la santé. On sait que l'apparence physique compte beaucoup dans les recrutements. C'est le premier critère de discrimination à l'embauche, devant le sexe ou la couleur de peau. Et quand on est au chômage, on cesse par exemple d'aller chez le dentiste. D'autres soins, s'ils sont arrêtés, peuvent aussi empêcher de retrouver du travail, comme des lunettes qui ne sont plus adaptées ou sont cassées.

Pôle Emploi veut devenir le "guichet unique" pour ce type de problèmes. Quand un seul conseiller doit suivre plus de cent chômeurs, la tâche va être ardue.

Le prétexte le plus souvent donné pour se rendre à un entretien d'embauche

 

Quand on a la chance d'être en poste et que l'on doit s'éclipser pour passer un entretien, le prétexte le plus souvent donné est "un rendez-vous médical", suivi par un imprévu de garde d'enfants. Le passage d'un livreur ou d'un réparateur est également cité par ce sondage commandé par Monster.

Les jeunes tentés par la création d'entreprise

Le salariat ne les tente plus. Les trois-quarts des 15-29 ans aimeraient être leur propre patron. La moitié d'entre eux ont déjà eu le projet de créer leur entreprise ou leur propre emploi. Et pour y arriver, ils sont persuadés qu'ils doivent non seulement parler une langue étrangère, mais surtout savoir parler le langage informatique. Selon ce sondage pour la Web School Factory et la fondation Coca-Cola, le numérique est défini par les jeunes comme étant l'arme absolue pour s'en sortir.

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