Emploi des cadres : de très bonnes perspectives pour 2022

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Les bonnes nouvelles se succèdent sur le front de l’emploi. Après la création nette de 64 000 emplois que franceinfo vous annonçait lundi 24 janvier, c’est aujourd’hui pour les cadres que l’embellie se précise.

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Radio France
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Des cadres se croisent dans le hall d'une entreprise. (SIGRID OLSSON / MAXPPP)

Un nombre records d’embauches à venir pour les cadres pour 2022. L’Apec, l’Association pour l’emploi des cadres, vient de livrer ses prévisions : le précédent record du nombre d’embauches de cadres en un an, qui date de 2019 avec 280 000 recrutements, devrait être battu cette année. La tendance s’est engagée nettement au dernier trimestre de 2021. Le nombre d’offres y a été supérieur de 25 points par rapport à la même période de 2019.

Gilles Gateau, le directeur général de l’Apec a indiqué que jamais le site d’emploi apec.fr, qui concentre 45% du marché d’offres d’emploi cadres, n’avait connu une telle activité. Du reste, selon les chiffres que l’Apec qui vient de les dévoiler, 67% des entreprises ont l’intention d’embaucher au moins un cadre cette année. Ce sont surtout les grandes entreprises qui se montrent le plus confiantes. Un chiffre très élevé, d’après l’association. Trois secteurs se distinguent : la santé et l’action sociale, l’industrie pharmaceutique et l’immobilier.

Tous les cadres ne profitent pas de cette embellie

On pourrait croire que tout est rose pour les quelque 4,5 millions de cadres. Leur taux de chômage n’est que de 3,7%. Pourtant, une catégorie ne bénéficie pas de la vague d’embauche : il s’agit des plus de 55 ans. L’Apec recense plus de 100 000 cadres seniors inscrits à Pôle emploi qui ne parviennent pas à retrouver du travail. Pour certains, la situation est très difficile : 9% des cadres seniors sans emploi sont au RSA.

Pour le directeur général de l’Apec, cette situation est incompréhensible dans une période où il est si difficile de recruter. Les entreprises veulent bien lâcher du lest sur leurs critères de recrutement, prendre des candidats qui n’ont pas toutes les compétences techniques par exemple, mais elles préfèrent se tourner vers des postulants plus jeunes, qui n’ont pas l’expérience requise, que vers des cadres plus chevronnés.

Gilles Gateau estiment qu’elles font une erreur stratégique. Elles veulent parier sur l’avenir et engager quelqu’un qui va rester longtemps avec elles, mais les juniors sont précisément ceux qui sont le plus susceptibles de les quitter rapidement, alors que les seniors leur seront d’une grande fidélité.

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