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Écart hommes-femmes : pourquoi ça va s'arranger

La journée de la femme, c'est dimanche, et c'est toujours l'occasion de se pencher sur les inégalités au travail. Et la France ne s'en tire pas si mal que ça. Sur la pression de la nouvelle génération, et grâce au développement du travail à distance, la situation devrait d'ailleurs s'arranger.

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(Écart hommes-femmes : pourquoi ça va s'arranger ©)

Au petit jeu de la comparaison entre la France et l'Allemagne, c'est comme au foot : c'est souvent l'Allemagne qui gagne. Sauf que pour les inégalités salariales entre les hommes et les femmes, on fait bien mieux que nos voisins. L'écart de salaire n'est que de 15% en France contre 22% en Allemagne.

Nous sommes aussi de très bons élèves en ce qui concerne les femmes dans les conseils d'administration. Une loi de 2011 exige que les grandes boites soient dirigées par au moins 20% de femmes. On en est à plus de 30%.

Il n'y a pourtant pas de quoi crier victoire. L'Apec vient de se pencher sur les écarts de salaires chez les cadres. L'association pour l'emploi des cadres est tombée sur une "discrimination salariale brute", un écart qui résiste "toutes choses égales par ailleurs". Cette différence basée sur du sexisme pur est quand même de 8,5%.

Mais les choses pourraient changer. D'abord grâce au développement du travail à distance. Le travail mobile permet notamment aux femmes de mieux concilier leur vie personnelle - entendez le plus souvent : familiale - et leur vie professionnelle.

La deuxième raison tient à la nouvelle génération de femmes. Une étude diffusée hier par PWC montre que les femmes de la génération Y sont plus confiantes et plus ambitieuses que leurs ainées. Une sur deux entend bien atteindre les plus hauts niveaux de responsabilité dans son entreprise. Le plafond de verre, disent-elles, très peu pour moi.

(Écart hommes-femmes : pourquoi ça va s'arranger ©)