C'est mon boulot, France info

Demander une augmentation individuelle de salaire, c'est maintenant

Les salaires n'ont augmenté que de 0,2% en 2011, annonce aujourd'hui l'Insee. Pour l'année prochaine, on devrait rester sur la même tendance, mais les entreprises prévoient des augmentations individuelles. Et novembre, c'est justement le bon moment pour les négocier, les budgets ne sont pas encore gelés.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
(©)

En 2011, le salaire mensuel net d'une personne travaillant dans le privé ou dans le secteur public a augmenté de 2,3% par rapport à 2010. Oui, mais il y a l'inflation. Ce qui fait qu'il ne reste que 0,2 % dans votre poche.

 

Pour l'année prochaine, il est prévu à peu près la même chose.

Selon les cabinets, l'augmentation moyenne devrait être de 2,8% ou de 2,5%. Mais ça, c'est la moyenne. Il faut distinguer là-dedans les augmentations générales et les augmentations individuelles. Les premières, les augmentations de l'ensemble du personnel, ne devraient pas être bien grasses. On parle de 1,2%. Reste les augmentations individuelles. Ca ne veut pas dire forcément " à la tête du client ", mais plutôt " selon les résultats ". Surtout en temps de crise, où on demande aux salariés de faire plus, de " performer ", voire de " surperformer " comme on dit dans les entreprises... où l'on adore les anglicismes.

C'est justement maintenant, dans les jours qui viennent, début novembre que les négociations sont à demander. Selon Philippe Burger, spécialiste des rémunérations au cabinet Deloitte, il faut demander un rendez-vous à l'avance, de façon assez formelle, sans forcément dire que l'on veut parler rémunération, mais dire que l'on veut " faire le point ". On peut aussi envisager de négocier sur des avantages non salariaux : temps, formation, etc.

La fin d'un feuilleton judiciaire de sept ans sur fond de frasques sexuelles.

La fin d'un feuilleton "haletant" qui a commencé en 2007. Une fonctionnaire australienne avait attaqué son employeur, le gouvernement fédéral, parce qu'elle avait été blessée par la chute d'une lampe. Des blessures au nez, à la bouche et à une dent. La lampe lui était tombée dessus... pendant des ébats très privés, dans une chambre d'hôtel. Sauf que c'était pendant un déplacement professionnel. Et que la chambre avait été réservée par son employeur. La justice a commencé par donner raison à la plaignante. S'en sont suivis quatre années de procédure judiciaire, des appels et des revirements. La haute cour a tranché hier : " l'employeur n'a pas encouragé l'employée à mener cette activité ". Ils sont fous ces Australiens ?

Pas tant que ça : l'an dernier en France, une affaire similaire était remontée jusqu'à la cour d'appel. Un salarié voulait se faire rembourser des frais très personnels engagés en Thaïlande. Il a fini par être débouté, mais il est allé aux prud'hommes et en appel pour défendre sa cause.

(©)