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C'est mon boulot. Un métier en mal de recrutement : contrôleur technique

Pendant deux semaines, "C'est mon boulot" s'intéresse aux métiers auxquels on peut se former en moins d'un an et qui garantissent de trouver du travail. Mardi, le métier de contrôleur technique.

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Un controleur technique automobile vérifie l\'état d\'un essieu.
Un controleur technique automobile vérifie l'état d'un essieu. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Contrôleur technique est un métier où l'on peut se former en moins d'un an et qui garantit de trouver du travail. Et on peut devenir contrôleur technique en étant au départ un ouvrier du bâtiment. Il faut dire que le métier connait une très forte tension. Le nombre de contrôleur augmente de 3% chaque année. Il faut en former 2 000 chaque année.

Claude Sagné, à 33 ans, est en pleine formation à l'Afpa. Un parcours qui dure six mois mais pour lequel il a déjà la vocation : "Peut-être que vu de l'extérieur, c'est un métier qui parait être très répétitif mais il y a un véritable intêtet à apprendre à apprécier les défauts, les jeux dans les rotules des véhicules. Il y a beaucoup de choses qui sont à l'appréciation du contrôleur, c'est ça qui donne tout l'intêret du métier."

Les centres de formation manquent de candidats

Pour exercer, il faut s'avaler 500 pages de réglementation. S'il n'est pas nécessaire d'avoir travaillé dans l'automobile auparavant, il faut quand même s'intéresser à la mécanique, être passionné de mécanique et ne pas partir totalement à zéro, même si la formation propose une remise à niveau. Du coup, les centres de formation manquent de candidats. Après c'est une affaire d'organisation, de méthode.

Avantage de cette profession, on travaille dans de petites structures. Cela fait partie des choses qui ont décidé Claude à quitter sa grosse entreprise du bâtiment : "Je travaille dans une petite entreprise où l'ambiance est familiale où on investit dans le personnel. C'est un peu ça aussi, ma recherche d'emploi. Trouver une petite structure où on essaie de valoriser le travail du contrôleur et on n'hésite pas à investir parce que c'est ça qui fait l'âme de l'entreprise, c'est le contrôleur."

95% des stagiaires sont en poste un an après l'obtention de leur diplôme et la plupart ont déjà un poste qui les attend au sortir de la formation. Un contrôleur qui sera payé entre 1 500 et 2 000 euros nets par mois. Les centres de contrôle technique ont du mal à recruter et se font de la concurrence. Sans compter que l'avenir pour beaucoup, c'est d'ouvrir son propre centre. La profession a un bel avenir : 2018 va voir arriver une nouvelle catégorie de défauts, les défauts critiques, puis des contrôles antipollution encore plus sévères.

Un controleur technique automobile vérifie l\'état d\'un essieu.
Un controleur technique automobile vérifie l'état d'un essieu. (ERIC FEFERBERG / AFP)