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C'est mon boulot. Les quartiers d'affaires tentent de se réinventer

Les jeunes adultes boudent les grandes tours installées dans des quartiers d'affaires. Des quartiers qui cherchent désormais à s'humaniser.

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Le parvis de La Défense et les tours avoisinantes, dans les Hauts-de-Seine.
Le parvis de La Défense et les tours avoisinantes, dans les Hauts-de-Seine. (FRED DUFOUR / AFP)

Les quartiers d'affaires du monde entier sont réunis aujourd'hui à La Défense pour réfléchir à leur avenir. Ils sont bousculés par les start-up et boudés par les jeunes. Voici comment ils tentent de se refaire une jeunesse.

La tour, c'est le symbole du monde du travail du XXe siècle. Donc dépassé. Un système vertical, très hiérarchique. C'est aussi le territoire des plus grandes entreprises. Une culture et une architecture qui font fuir les jeunes générations, plutôt attirées par les start-up.

Une quinzaine de quartiers d'affaires se sont constitués en réseau pour réagir. Et partager leurs bonnes idées. Ils le font lors d'un événement baptisé Revolution@work. Par exemple, pour sortir de l'anonymat, l'immeuble Cœur Défense vient de lancer une appli réservée à ses occupants. L'idée : que les gens se rencontrent, autour de leurs centres d'intérêt personnel, par exemple.

Une meilleure intégration à la ville 

Tous les quartiers d'affaires cherchent à s'humaniser. Montréal est venu cette année "draguer" des restaurateurs et des commerçants français pour qu'il ouvrent des lieux branchés au pied des tours canadiennes. Depuis un mois, La Défense a elle aussi son endroit. C'est l'Alternatif. Un lieu underground, c'est le cas de le dire, puisqu'il est situé sous la dalle dans un ancien parking. 1 600 mètres carrés pour des expos, des concerts, un bar, un restaurant et aussi des espaces de travail. Surtout un lieu où les entreprises peuvent organiser des événements, le soir. La Défense est d'ailleurs en retard par rapport aux autres quartiers d'affaires dans le monde, qui sont le plus souvent mieux intégrés dans la ville. Et les entreprises demandent à l'organisme public qui gère le quartier d'avoir des lieux ouverts le soir.

A Tokyo, le Central Business District organise des spectacles traditionnels, de danse et de théâtre, au pied des tours. A Pékin, les tours jouent la carte végétalisation et de l'assaissinement de l'air intérieur pour attirer les expatriés, qui rechignent de plus en plus à s'installer dans la capitale. A Londres, on réhabilite les anciennes friches industrielles pour attirer de nouvelles entreprises.

Des start-up qui restent à séduire

Partout les quartiers d'affaires sont boudés par les jeunes et par les start-up. Deux publics vitaux pour les grandes entreprises. La dernière tendance est donc d'ouvrir dans les tours des espaces de coworking dans lesquels viennent travailler des indépendants, des start-up et aussi des salariés de grandes entreprises du quartier qui viennent s'aérer, s'inspirer au contact de la nouvelle génération. Deux étages réservés au coworking viennent d'ouvrir à La Défense, dans la tour First.

L'argument des quartiers d'affaires pour les jeunes pousses : "Venez vous installer chez nous, vous serez près de vos clients et de vos investisseurs potentiels." Un argument qui peine encore à faire mouche.

Le parvis de La Défense et les tours avoisinantes, dans les Hauts-de-Seine.
Le parvis de La Défense et les tours avoisinantes, dans les Hauts-de-Seine. (FRED DUFOUR / AFP)