C'est mon boulot, France info

C'est mon boulot. Le métier qui recrute : agent de sécurité

Pendant deux semaines, "C'est mon boulot" s'intéresse aux métiers auxquels on peut se former en moins d'un an et qui garantissent de trouver du travail. Vendredi, on referme notre série avec le métier d'agent de sécurité.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
Des agents de sécurité filtrent les entrées au musée du Louvre à Paris.
Des agents de sécurité filtrent les entrées au musée du Louvre à Paris. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Il n'y a pas d'âge pour se reconvertir dans un métier qui recrute comme celui d'agent de sécurité. Christophe Lemonnier a 54 ans. Ces dix-sept dernières années, il les a passées dans le transport, dans la messagerie. Mais des problèmes de dos l'ont contraint à arrêter. Un bilan de compétences l'a amené à se former au métier d'agent de sécurité privé. Trois mois de formation à l'Afpa, et aucun problème pour trouver du travail à la sortie.

Si vous présentez bien, si vous savez parler, si vous êtes diplomate, toutes ces choses qu'on apprend, on trouve du travail

Christophe Lemonnier

sur franceinfo

Christophe avait touché un peu à la sécurité quand il était jeune. Mais le métier a bien changé : "C'est un métier très humain. Ce n'est pas le métier comme avant où l'on parlait des agents de sécurité qui étaient des costauds, qui n'avaient pas grand chose dans la tête. Maintenant, c'est la diplomatie avant tout."

Le métier d'agent de sécurité privé est en forte tension. On en compte 160 000 aujourd'hui. Il en faudra 250 000 dans les trois ou quatre ans qui viennent. Depuis 2015, les sociétés de sécurité privée sont très sollicitées par leurs clients : des hôtels, des centres commerciaux, des entreprises, tout le secteur événementiel... Des clients qui exigent des gens de mieux en mieux formés.

Pas facile à trouver, notamment parce que la nouvelle réglementation exige un casier judiciaire vierge. Une exigence qui conduit à recaler de nombreux candidats. Des candidats qui doivent aussi être titulaire du niveau B1. C'est à dire savoir lire, écrire et comprendre la langue française. Encore un écueil pour beaucoup.

L'Afpa accueille, comme Christophe, beaucoup de salariés ou de chômeurs en reconversion professionnelle. L'organisme de formation a par exemple formé un ancien ingénieur agronome. Ils savent qu'il y a une forte demande et qu'il est aussi possible d'évoluer en se spécialisant. Notamment en allant vers la vidéo-surveillance. Une spécialisation qui permet de gagner plus que le smic, qui reste le salaire de base pour les agents de sécurité privée.

Des agents de sécurité filtrent les entrées au musée du Louvre à Paris.
Des agents de sécurité filtrent les entrées au musée du Louvre à Paris. (JACQUES DEMARTHON / AFP)